Chapitre 11 - Club des huit

- La vache ! s'exclama Peter.
- Tu l'as dis, vieux ! commenta Sirius. Il continua sur une note plus grave :
« Cliniquement décédé... Ca veut dire quoi, ça ?» demanda-t-il tout en remuant son chaudron avant d'ajouter des pousses d'aconit (« Pas trop, ça peut devenir du poison ! le prévint Tina. Imagine qu'O'Connor veuille te le faire boire pour la tester ! »)
- Cliniquement décédé, ça veut dire que son coeur ne battait plus, expliqua Lena. Je ne comprends pas, fit-elle.
- Moi non plus ! fit James.
- Mais elle s'est réveillée cette fille mystère, hein ? demanda Remus. C'est bizarre, ça !
- C'est sûrement pour ça qu'il a dit cliniquement. Ensuite il s'est penché sur elle et a marmonné des trucs, puis il a dit qu'elle était sortie de son coma pour s'endormir. On en parle à Betty ou c'est pas très important? s'impatientait nerveusement Tina qui attendait que Peter lui donne le couteau, qu'elle puisse tailler ses pousses pour les mettre dans la potion à temps, parce que sinon elle aurait son premier D de l'année.
- De toutes façons, je pense qu'on a assez de travail comme ça. On a pas vraiment le temps de jouer aux détectives... réfléchissait Remus.
- Attention ! fit Lena. Ta potion va virer en jaune si tu continues comme ça. Tourne puis ajoute les pinces de craboc !
- Merci, Lena, répondit Remus en faisant ce qu'elle disait. Au fait, ta main, ça va mieux ?
- Oui, oui. Mrs Pomfresh a dit que je cicatrisais vite.
- Qu'est ce qu'on va faire, alors ? demanda James
- Il faut aller voir Dumbledore ! Exiger des explications ! s'exclama soudain Sirius, faisant sursauter une élève de Serpentard qui cassa sa fiole.
- Mr Black ? Quelle est l'origine de tout ce raffut ? demanda le Professeur O'Connor.
- Je disais qu'il fallait aller voir le Directeur ! Monsieur ! répondit-il stupidement devant le regard inquisiteur de son professeur.
- Et pourquoi cela, Mr Black ?
- On doit aller lui parler de... commença Tina.
- Cinq points de moins pour la maison de Gryffondor ! Vous ai-je autorisée à prendre la parole, Miss DiRocci ?
- Non, Professeur.
- Si vous continuez comme cela, vous aller avoir une retenue, vous et Black ! Petits insolents !
- Pourquoi devrions-nous avoir une retenue, Monsieur ? demanda Sirius, faussement poli.
- Vendredi soir, à vingt heures, en haut de la tour d'Astronomie. Vous et Miss DiRocci devrez nettoyer tous les télescopes sans aucune forme de Magie. C'est bien compris ? fit le Professeur d'une voix mielleuse, les regardant d'un air vicieux, prêt à les coller toute l'année s'il le pouvait.
Sirius s'apprêtait à ouvrir la bouche, quand Tina lui balança son coude dans les côtes et répondit à sa place : « C'est bien compris, Professeur. »

- Mais enfin ! s'exclama Sirius, une fois dehors, pourquoi tu ne m'as pas laissé répondre ?
- Ecoute, Black, répondit Tina d'une voix menaçante, n'oublie pas qu'on a une retenue à deux, et j'ai pas envie de voir ce vieux con d'O'Connor tous les vendredis, ni toi, d'ailleurs, c'est bien compris ? Alors ton petit cinéma tu le sors quand tu prévois d'avoir une retenue tout seul, pigé ? dit Tina en le bousculant pour aller rejoindre Betty qui était sortie de la classe en dernier, sans laisser à Sirius le loisir de répondre.
- Qu'est ce qu'il se passe ? demanda cette dernière. Vous en faites une tête !
- C'est à propos d'une fille. Viens à la bibliothèque avec nous, qu'on en discute, expliqua James.
Betty se laissa conduire par la petite troupe qui était étrangement composée. D'habitude si agités, les Maraudeurs avaient un air sérieux. Ses amies aussi.
Enfin arrivés, ils prirent place à une table au fond, sous l'oeil menaçant de Mrs Pince, qui n'était pas habituée au silence des Maraudeurs.
- Alors ? demanda Betty.
- Explique lui, Lena, fit James.
Ce qu'elle fit.
- Ben ça alors ! s'exclama Betty une fois que Lena eut fini de raconter ce qui s'était passé. Je ne pense pas qu'on soit en droit d'exiger quoi que ce soit à Dumbledore ! De toutes façons ça ne nous regarde pas ! s'exclama-t-elle aussi fort que Sirius, une heure auparavant. La prochaine fois, je me mettrai près de vous, et dans le fond.
- T'as vu ! fit Remus d'un ton triomphant en regardant Sirius.
- J'ai vu quoi ?
- Je ne suis pas le seul à penser qu'on ne doit pas jouer aux détectives !
- Ouais, répondit Sirius, genre je m'en foutiste, en regardant les ouvrages sur l'étagère.
- Je sais bien. Mais ce n'était pas une raison pour qu'on écope d'une retenue par sa faute ! s'exclama assez fort Tina qui discutait avec James.
- Par ma faute ! T'en as de bonnes, toi ! s'incrusta Sirius, qui avait entendu.
- Si tu n'avais pas répondu comme ça à O'Connor, on aurait rien eu ! Tu m'énerves ! lança Tina qui commençait peu à peu à devenir rouge de colère.
- Taisez vous ! s'exclama Remus, faisant arrêter d'un seul coup la bagarre. Comme le dit si bien Betty, on ne doit pas jouer aux détectives.
- C'est l'heure du déjeuner. On peut aller voir Lily maintenant, proposa Lena, en changeant la conversation.
- Mais pas tous en même temps, fit Peter. Je pense que James et Lena devraient y aller seuls.
- Bonne idée, Pete, dit Sirius.
James et Lena se dirigèrent vers la sortie, faisant chuchoter une ribambelle de filles sur leur passage. Lena les regardait toutes d'un air de défi.
Sur le chemin de l'infirmerie, ils croisèrent Mrs Pomfresh.
- Lily est tout à fait rétablie, leur dit-elle, mais le Directeur est parti à Londres.
- Mais pour cette fille..., commença James.
- C'est un garçon ! interrompit Mrs Pomfresh, visiblement énervée d'avoir laissé échapper cette information
- Ah? demanda Lena, d'une petite voix.
- Oui, Miss. Maintenant occupez vous de vos affaires, les sermonna-t-elle gentiment.
- Et pour ce qu'on a entendu ? Son état cliniquement... commença James
- Chut ! Pas ici ! chuchota nerveusement l'infirmière en jetant des coups d'oeils autour d'elle. Venez, fit-elle en poussant la porte d'une classe vide.
- Ecoutez, le Directeur et moi-même pensons que... elle s'interrompit, maudissant intérieurement le fait qu'elle ne sache pas tenir sa langue. Je vous ai déjà dit d'oublier cette histoire !
- Mais... commença Lena.
- Ne dites rien, surtout ! murmura Mrs Pomfesh. Bon, jeunes gens, le travail m'appelle, s'excusa-t-elle. Au fait, Lena, comment va votre main ?
- Totalement guérie !
- Ah. Bizarre, marmonna l'infirmière en quittant précipitamment la classe vide.

James cligna des yeux, plusieurs fois.
- Viens, on va annoncer la nouvelle aux autres !
- Moi, j'ai envie de découvrir qui est ce garçon et qu'elle est sa maladie. Ma curiosité n'est pas satisfaite, sourit-elle.
Ils se mirent à courir en vitesse vers la Grande Salle, où, quand ils entrèrent, toutes les têtes des gens attablés se tournèrent vers eux. Quand les élèves attablés virent de qui il s'agissait, ils se sourirent, et chuchotèrent entre eux, comme pour lancer la rumeur qu'ils sortaient ensemble. Bande de niais.

- Alors ? demandèrent précipitamment Betty, Remus, Tina et Sirius, tandis que Peter avait la bouche pleine.
Ils se penchèrent et leur racontèrent tout ce que Mrs Pomfresh leur avait dit, ou plutôt, laissé échapper.
- Waouh ! s'exclama Sirius. Le club des huit a un nouveau mystère sur les bras !
- Comment ça se fait que tu connais cette série ? demanda Betty, avec un ricanement.
- J'ai été chez James, cet été. Son père est fou d'objets Moldus, et il y avait une télévision. Je regardais ce qu'elle captait. Le club des cinq, en l'occurrence.
- Mais c'est affreusement ringard ! s'exclama Betty en ricanant à nouveau.
Sirius marmonna quelque chose entre ses dents, et se servit en jus de citrouille.
- Et Lily ? demanda-t-il. Elle doit avoir fini de se reposer, et elle doit avoir faim, non ? Je vais lui apporter quelque chose de bon, la nourriture à toujours été infecte, à l'infirmerie, s'exclama-t-il en grimaçant.
- Tu dis n'importe quoi, dit Peter. C'est exactement la même.
- Pas la peine, de toutes façons, fit Lena, en tournant la tête vers l'entrée. Elle est là.
Chapitre 11 - Club des huit

# Posté le dimanche 05 mars 2006 08:09

Modifié le samedi 23 décembre 2006 06:25

Chapitre 12 - Confidences

Il faisait nuit. Lily était accoudée au rebord de la fenêtre de la Salle Commune, seule.
Ses amies avaient insisté pour qu'elle aille se coucher rapidement, de peur qu'elle ne s'évanouisse de nouveau, pensait amèrement Lily.
Ils lui avaient expliqué ce qu'il s'était passé, qu'elle s'était évanouie, l'histoire du garçon qui ressemblait à une fille à moitié mort, qui s'était réveillé et tout le bataclan.
Ils devaient vraiment s'ennuyer pour vouloir enquêter sur ce machin. Rien qu'une attraction pour se distraire de leurs études, pensa-t-elle avant de vite faire taire cette petite voix impertinente à l'intérieur de sa tête.
Lily avait la migraine, et elle était de mauvaise humeur. Ses amies pensaient qu'elle était une petite fille fragile et émotive. N'importe quoi. Elle était vraiment de mauvaise humeur. Et ce n'était pas une petite fille fragile et émotive. C'était une Evans, pardi ! Le sang des Pretwett coulait aussi dans ses veines.
Elle savait qu'elles faisaient ça pour son bien, mais Lily savait se débrouiller toute seule ! Elle avait seize ans quand même !
Et James qui paraissait traumatisé... Et Peter qui la regardait de ses yeux vides et globuleux, genre merlan frit, ça l'énervait.
Elle regardait la lune, qui était pleine, ce soir.
Elle décida d'aller faire un tour dans le Parc, il faisait encore bon.
En tant que Préfète, elle pouvait expliquer sa sortie sans perdre de points. Et puis de toutes façons, perdre des points n'a jamais tué personne.

Assise par terre, près du lac, elle songeait à la guerre qui s'annonçait, de plus en plus présente. Un frisson la parcourut et elle chassa ces pensées de sa tête pour regarder le reflet de la lune qui tanguait sur la surface de l'eau.
Lily n'aimait pas la lune. Elle la trouvait trop grande, hostile. Elle ne voyait aucune beauté en cet astre fade et troué.
Soudain, elle sursauta, entendant des craquements derrière elle.
Elle se leva, sortit sa baguette et attendit, en silence.
Se sentant stupide, elle reprit le chemin du Château, chantonnant doucement.
« Craaac ». Elle se retourna, vivement, pour faire face à un énorme clébard galeux qui courait vers elle.
Elle resta stoïque - ou pétrifiée, elle ne savait pas, ne bougeant pas un seul orteil dans l'idée de s'enfuir avant d'attraper la rage ou dieu sait quoi. Et cette bestiole immonde et poilue lui sauta dessus.
- Argl ! Dégage, sale bête ! s'exclama Lily, par terre, le chien par-dessus elle, qui la fixait de ses grands yeux bruns. Il semblait inoffensif. Semblait...
Elle se releva, s'épousseta comme si de rien n'était et regarda curieusement le chien - comme une imbécile inconsciente du danger, qui se croyait sans doute au cours de soins aux créatures magiques, chien qui avait l'air de vouloir (déchirer son pantalon) l'emmener vers le Château, en la tirant par le pantalon, comme Lily n'avait pas l'air de percuter qu'elle devait dégager de là, à la vitesse v prime.
Soudain, elle entendit un hurlement : « Waouuuuuuuuuuuuuuuuuh ». Elle s'arrêta, glacée. Le cri caractéristique du loup-garou, elle l'avait étudié en deuxième ou troisième année.
Elle s'avançait rapidement sur le sentier, baguette à la main et le chien devant elle. Ne te retourne pas, surtout !
Elle entendait galoper derrière elle. D'un mouvement, elle tourna la tête, se tordant à moitié le cou.
Une bête, maigre, poilue, avec des grandes dents et une queue, avançait rapidement vers Lily. Courait au galop, oui !
Elle resta sur place, pétrifiée, de nouveau. Sa bouche se tordit d'épouvante.
Elle eut l'impression de se voir par dehors son enveloppe charnelle, comme si elle était spectatrice de sa très proche mort.
Pendant ce laps temps où elle faillit s'évanouir, le chien la tirait, grognait, aboyait. Sans résultat. Elle était hypnotisée, totalement liquéfiée, ses jambes tremblaient, refusant d'obéir aux ordres de sa matière grise.
Pluto (elle l'avait baptisé ainsi, dans la folie à lier dans laquelle son cerveau s'était bloqué) s'élança sur la bête. S'ensuivit un combat acharné entre Pluto et le loup-garou, qui avait malheureusement l'avantage.
Lily cligna des yeux, et, réveillée de sa torpeur, courra à en perdre haleine, ayant totalement perdu son sang froid, vers la Château, regardant encore une fois les bêtes qui se battaient, et en pensant stupidement qu'elle ne ferait pas une si bonne Auror qu'elle se l'imaginait.
Haletante, elle ferma la porte d'un sortilège, voyant pour la dernière fois ce loup, qui se tourna vers elle, comme pour la jauger, montrant les crocs.
Ses yeux, de couleur miel. Qui ressemblaient tant à ceux de...

Tremblante, d'une façon mécanique, elle se dirigea vers sa maison, rencontrant des tableaux et des fantômes sur son passage, ne les voyant pas.
Elle s'écroula sur son lit, espérant de tout son coeur que ce n'était qu'un rêve.
Un rêve éveillé.


En courant vers la Grande Salle, Lily, perdue dans ses pensées, se cogna contre un élève.
- Pardon ! s'exclama-t-elle.
- Tu pourrais faire attention, lui chuchota Severus Rogue, qui s'était retourné, la fixant de ses yeux noirs et froids. Il pourrait t'arriver quelque chose de mal...
Il ramassa ses livres et s'en alla, tel une chauve souris dans la nuit.
Interloquée, Lily se demandait bien ce que Rogue pouvait entendre par « Il pourrait t'arriver quelque chose de mal... »
Comme si le fait de cogner quelqu'un expliquait le fait de se faire assassiner.
Rigolant toute seule à ces pensées idiotes, Lily se ressaisit en se sentant stupide.
Arrivée dans la Grande Salle, en faisant une entrée fracassante (elle avait failli renverser deux Première Année) elle se dirigea vers ses amies qui avaient fini de manger et qui papotaient gaiement avec les Maraudeurs.
Pas encore eux !
- Lily ! s'exclama Sirius d'une voix puissante. Comme ça me fait plaisir de te revoir ! Comme ça fait longtemps ! tonna-t-il comme si elle était revenue après un grand voyage, écartant les bras. Tais-toi, bouffon, tout le monde nous regarde !
- Tu sais, Black, nous nous sommes vus hier, fit Lily, amère, en s'asseyant.
- Oooh, tu t'es réveillée du pied gauche, Miss Sourire ?
Ne répondant pas à Sirius, Lily noya ses saucisses dans du ketchup.
- T'as faim ce matin, Lils, dit Betty qui grignotait.
- Grumpf. Ouais, j'ai tout le temps faim, répondit Lily, la bouche pleine. Ma maman m'a toujours dit d'avaler avant de répondre. Au diable la politesse !
- Dépêche toi ! dit Tina, on va arriver en retard en cours !
- Deux secondes, fit Lily en s'essuyant la bouche.
- Comment ça se fait que tu ne t'es pas réveillée à l'heure ce matin ? demanda Lena qui la maternait, sans s'en rendre compte.
- J'ai été me promener hier dans le Parc, annonça Lily, ne se doutant pas de l'effet qu'elle produirait.
- On ferait bien d'y aller, les mecs ! fit James, qui se leva de sa chaise, brusquement.
- A tantôt les filles ! s'exclama Sirius, à sa suite, suivi de Peter.
- Tiens, il est où, Remus ? demanda Lily, en se servant un toast.
- A l'infirmerie, répondit Lena, qui lisait un livre, ne semblant aucunement ennuyée par Tina qui tapait du pied d'agacement.
- Oh, fit Lily.
Elle repensait à hier. Que ferait-elle si...? Remus... Et tout se mit en place. En un coup, comme si c'était tout à fait évident.
Il s'absentait une fois par mois, pour aller voir sa mère qui était malade, comme il le prétendait. Une fois par mois...
Si on y réfléchissait, hier, c'était la pleine lune... Nom d'un creuset inondé de rhum !
Comment ne l'avait-t-elle pas remarqué plus tôt ! Quelle conn*sse elle faisait !

Dire qu'elle et Remus faisaient leurs rondes de Préfets ensemble, depuis la cinquième année. Lily se sentait terriblement misérable, comme amie.
Sa tête devait avoir perdu toutes ses couleurs parce que Betty lui demanda ce qui lui arrivait.
- Je vais à la bibliothèque ! s'exclama Lily, en prenant son sac et en sortant de la Grande Salle.
- Mais on a cours ! s'exclama Tina, qui la suivit jusqu'aux escaliers, mécontente.
- Moi pas ! cria Lily, qui était pressée, en lui faisant un signe de la main.

Lily était assise dans le fond de la Bibliothèque, seule. Elle avait plein de livres ouverts autour d'elle.
Des livres sur les loups-garous. Elle notait tout ce qui lui tombait sous les yeux, des caractéristiques physiques jusqu'aux remèdes. Qui n'existaient pas.
Elle se demandait si elle devait en parler à ses amies. Non, il ne vaudrait mieux pas.
Elle pensa à Lena, qui se rapprochait de plus en plus de Remus. Le loup-garou.
Il était humain, même s'il se transformait une nuit par mois. Il était dangereux sous sa forme animale, oui, mais le reste du temps, il était humain. Remus qui avait l'air si fatigué, quand il rentrait de chez sa mère. Cerné, blafard, préoccupé.
Lily se demandait dans quelles circonstances il s'était fait mordre.
Chassant de sa tête ces questions qui ne la regardaient pas, elle roula le parchemin, le mit dans son sac, et rangea les livres, avant de voir arriver vers elle une Tina furieuse.
- Lily ! s'exclama-t-elle, on avait cours de Sortilèges après ta petite récréation! Qu'est ce qui te prend de sécher ?!
Ne laissant pas son amie continuer, Lily la coupa : « Je sais, Tin', et je vais aller voir le Professeur Flitwick pour m'excuser, d'accord ? Pourquoi tu es de si mauvaise humeur, au fait ? Mal dormi ?»
- Figure toi que je suis collée avec Black vendredi ! soupira Tina en se laissant tomber sur une chaise, à côté de Lily.
- Oh oh, fit malicieusement Lily. J'aurais cru que ça te réjouirais ! dit-elle, avec un clin d'oeil conspirateur.
- Plus maintenant ! Il m'horripile, ce type ! Si je pouvais l'attacher à un arbre, le badigeonner de miel et attendre qu'un ours le dévore férocement de l'intérieur ! se mit à rêver Tina, les yeux dans le vague, un petit sourie satisfait flottant sur son visage d'ange.
- Bon, je crois que maintenant on a Métamorphose. Allons-y ! fit Lily, qui arracha son amie de son rêve.

La journée touchant à sa fin, Lily se mit à ses devoirs. Elle en avait déjà un gros paquet, les profs ne lésinant pas sur le travail.
Elle était en train de terminer son devoir de Potions, « Expliquez en deux parchemins quels sont les propriétés de l'aconit, et quels sont les effets quand on en fume » (!) quand elle vit Remus s'approcher de sa table.
- Je peux m'asseoir ? demanda-t-il, nerveux, l'air malade. On se demande pourquoi !
- Bien sur ! fit Lily, avec trop d'entrain. Elle se sentait stupide.
- Je... Ca ne te dérange si on discute un peu ? demanda-t-il, mal à l'aise, se tortillant sur sa chaise.
- Non, non, je t'écoute.
Lily faisait comme si rien ne s'était passé. Se pouvait-il qu'il se souvienne de ce qu'il faisait, sous sa forme animale ?
- En fait voilà. Il marqua un temps d'arrêt. James et Sirius m'ont dit que tu avais été dans le Parc la nuit dernière et quetuavaisfaitunemauvaiserencontre, marmonna-t-il rapidement, comme si le fait de dire ce qu'il voulait plus vite était moins douloureux pour lui.
- Quoi ?
- Tu avais fait une mauvaise rencontre... reprit-il, regardant le feu brûlant dans la cheminée, le bois sec s'enflammer et les braises rougeoyer.
- Oui, c'est vrai, fit Lily, en hochant la tête, reposant sa plume.
- Qui ?
- Un chien. Et un loup-garou.
- Par Merlin ! s'exclama Remus, livide. Il ne t'est rien arrivé, au moins ? Tu n'as pas été blessée ? Je...
Il s'interrompit, se leva, et se tourna vers le feu. Il semblait en colère, triste, accablé, faible, malade et on aurait dit qu'il voulait se frapper la tête contre un mur jusqu'à ce que sa cervelle en explose.
Lily le regarda. Elle se demandait comment il faisait pour contenir tout ça sans avoir des tendances suicidaires.
- Non, Remus, je vais bien, le rassura Lily, en se mettant à côté de lui, ne sachant pas trop quelle attitude adopter.
- Promets-moi d'en parler à personne, demanda-t-il après un long moment, en la regardant dans les yeux.
Yeux de couleur miel, semblant porter une grande tristesse en eux. Tristesse et dégoût.
- Je te jure, Remus.
- Merci.


Photo : Lily Evans
Chapitre 12 - Confidences

# Posté le dimanche 05 mars 2006 08:27

Modifié le samedi 07 juillet 2007 03:26

Chapitre 13 - La vie continue

Un mois. Un mois que les cours avaient commencé. Lily sourit. Elle jouait avec ses cheveux, en griffonnant quelque chose sur un parchemin.
- Hey, Lily, tout va comme tu veux ? demanda James, assis en face d'elle.
Il peinait sur un devoir de Métamorphose.
- Tout va bien, James, répondit Lily. Et toi ?
- Je vais bien, merci. Il fit une pause. Dis, tu saurais pas m'aider pour ce devoir ? J'arrive pas à tout mettre en place. Il avait un air dépité.
- Oui, si tu veux. Tiens. Elle le lui donna avec un sourire.
- Pourquoi tu souris ? demanda James.
- Je ne sais pas. Peut-être que je suis heureuse, dit Lily, malicieusement.
- Heureuse, hein ? demanda James. Il sourit, d'un sourire faux qui aurait fait rire Sirius tellement il ressemblait à une grimace.
- Ca se pourrait, fit Lily, moqueuse. Elle s'amusait. Bon, je vais me coucher, James. Bonne nuit !
- Bonne nuit, Lily, répondit James, en la regardant marcher jusqu'à son dortoir.
Il se prit la tête dans les mains.
- Je meurs de manque de sommeil ! s'exclama-t-il, tout haut.

Lily était dans son lit, les tentures fermées. Elle entendait ses amies respirer paisiblement, elles dormaient, elles.
Ce qui n'était pas son cas. Ca faisait au moins une heure qu'elle tournait dans ses couvertures. Elle pensait à tout, à rien. A plein de choses. A rien de précis.
Remus. Ah, Remus. Lily se souvenait, de cette soirée dans la Salle Commune, où elle lui avait juré qu'elle garderait le secret. Le lendemain matin, elle ne savait pas comment réagir. James l'avait prise à part, pour lui dire de laisser couler, de faire comme si de rien n'était. Naturellement, simplement. Elle avait essayé de suivre son conseil, mais elle était crispée. Elle avait besoin de temps. Et Remus le lui avait accordé. Comme si c'était naturel. Ca l'était, mais en même temps...
C'était comme avant, maintenant. Enfin, presque. Elle avait toujours un poids, celui du secret. Ce secret qu'elle avait promis de garder. Mais quelques fois, elle n'y arrivait pas. Elle avait envie de tout dire à Lena ! Mais finalement elle se disait que Remus devait le lui avouer lui même, à Lena. Après tout... Après quoi ?
Non, Lily ne savait pas, comment ça allait se passer. Elle ne voulait pas savoir.
Elle soupira.
Elle changea de place son oreiller. Il était frais, de ce côté là.
Lily trépignait. Elle en avait marre de ne pas réussir à dormir. Le lendemain, elle serait fatiguée, et elle avait besoin de sommeil. Elle avait beaucoup trop de travail à faire ! Elle passait toutes ses soirées à faire ses devoirs, à faire ses rondes.
Marre, elle en avait marre.
Elle soupira, encore.
Soudain, elle se mit à rire. Nerveusement, comme ça, toute seule. Elle essayait de faire le moins de bruit possible, elle n'avait pas envie de réveiller ses amies à une heure quarante-neuf du matin.
Les images passaient à toutes vitesse dans sa tête.
Elle rit de plus belle.

Elle voyait Tina, rouge, de honte, ou de colère, elle ne savait pas, arriver à toute vitesse dans la Salle Commune. Elle était suivie de Sirius, qui n'avait pas meilleure mine.
- Qu'est ce qui s'est passé ? demanda Lena, qui jouait aux échecs version sorciers avec Remus.
Tina ne lui répondit même pas. Elle se dirigea vers son dortoir et claqua la porte, faisant sursauter les Premières Années.
Betty posa son livre.
- Alors, Black, la retenue ? Demanda-t-elle.
- M'en parle pas ! s'exclama Sirius, visiblement énervé.
Et il se dirigea lui aussi vers son dortoir.
- Hé, Sirius ! Attends moi ! cria James.
Il se leva, et dit à Lily : « Je vais aller voir ce qu'il se passe. »
- J'ai gagné ! s'exclama soudainement Remus.
- Tu gagnes tout le temps ! fit Lena. Tu triches, c'est ça ? demanda-t-elle en faisant une moue boudeuse.
- Moi ? Jamais ! s'exclama outrageusement Remus.
- Ouais, fit Lena, de mauvaise foi. Elle marqua une pause. J'ai faim. Tu n'aurais pas une furieuse envie de gâteaux au chocolat ? demanda-t-elle à Remus.
- Suis moi, répondit ce dernier, avec un sourire, en tendant la main.
Elle lui la prit, et ils sortirent de la Salle Commune ensemble.
- Bon, fit Lily, je vais aller voir ce qu'il se passe, avec Tina. Tu viens ? demanda-t-elle à Betty, après avoir échangé un sourire avec elle, à la vue des deux tourtereaux se roucoulant des mélodies d'amour.
- J'arrive.

Lily frappa à la porte. Elle entendit une voix étouffée qui dit : « Entrez ! »
Lily ouvra la porte, passa une tête timide par l'entrebâillement et s'exclama : « Tina ! Mais... Tu ris ou tu pleures ? »
Tina était couchée dans son lit, les couvertures mises n'importe comment sur elle. Elle serrait dans des bras une peluche, Mr Pointu, son rhinocéros, qu'elle avait eu quand elle était toute petite. Elle pleurait à chaudes larmes.
Lily s'approcha, arrangea un peu la couverture et s'assit au bord du lit.
Elle caressa les cheveux de Tina qui étaient collés sur son front.
- Qu'est ce qu'il y a, Tina ? demanda doucement Lily.
Tina renifla.
- C'est ce stupide Black ! sanglota-t-elle. Ce crétin n'arrêtait pas de me pousser à bout. Il racontait n'importe quoi. Il disait que je n'étais qu'une pauvre petite conne qui n'était même pas capable d'éviter de se prendre une retenue, que j'attirais que les Serpentards ou les Pouffsouffles boutonneux et que vous étiez mes amies par pitié.
Elle se moucha.
- Il, il a dit vraiment des choses immondes ! Je le déteste ! Mais pourquoi il a dit ça ? Je ne comprends pas ! Mais le pire, c'est que je ne réagissais pas. Comme si je lui donnais raison. Comme si c'était vrai... Tina se remit à pleurer.
Lily sentit sa mâchoire tomber. Sirius ! Mais Sirius ! Lui qui d'habitude est gentil, moqueur et un peu stupide mais gentil. Elle ne comprenait pas. Elle commençait à se demander s'il n'avait pas été soumis à l'Impéruim quand Tina commença à trembler.
- Tina ! Mais qu'est ce qui t'arrives ? Lily commençait à paniquer. Elle porta sa main au front de son amie.
- Tu es brûlante ! s'exclama-t-elle. Je vais t'emmener à l'infirmerie.
Tina ne réagissait pas. Elle claquait des dents.
- Betty ! cria-t-elle. Viens m'aider ! Tina est malade.
Betty arriva en trombe dans le dortoir.
- Bon Dieu ! Tina ! s'exclama Betty. Mais qu'est ce qu'il lui est arrivé ?
- C'est ce Black, dit Lily avec dégoût. Il lui a dit des choses immondes. Tina était bouleversée. Elle me racontait tout ça, puis d'un coup elle s'est mise à trembler. Elle a de la fièvre ! Aide moi à la porter.

Arrivées à l'infirmerie, elles laissèrent Mrs Pomfresh ausculter Tina, et sortirent à regret de la salle. L'infirmière leur avait interdit de traîner dans ses pattes. Elle avait une patiente à soigner, voyons !
Lena arriva en courant, suivie de Remus.
- Il est arrivé quelque chose à Tina ? s'alarma-t-elle en essayant de reprendre son souffle.
- Pendant que tu étais avec Remus, - Betty lui lança un regard en coin, on a découvert Tina en larmes à cause de Sirius et d'un coup elle s'est mise à avoir de la fièvre ! Tu trouves ça normal, toi ? demanda Betty à Remus.
- Qu'elle ait de la fièvre, ou que Sirius se soit conduit comme un imbécile ?
- A ton avis ? fit Lily, impatiente.
- Je ne sais pas, dit Remus. Je vais aller me renseigner, continua-t-il, laconiquement.
- Sirius est bizarre depuis la rentrée, argumenta Lena.
- Ce n'est pas une raison pour traiter Tina d'arriérée et de laideron ! se mit à crier Lily, visiblement à bout de nerfs. Quel enfoiré !
- Tu l'as dit, dit James, qui était derrière elle.
- James ! Qu'est ce qu'il se passe ? Qu'est ce que tu fais ici ? demanda Lily, rouge de colère et d'avoir juré.
- Disons que Sirius s'est un peu... échauffé. Il est un peu déstabilisé, ces temps-ci. En fait...
- Quoi ? dit Lily.
James la prit par le bras, l'emmena un peu plus loin et lui murmura à l'oreille : « Ne le dis à personne, mais Sirius- il ne l'avouera jamais, tu imagines ! Sa réputation de tombeur et de rebelle tomberait à l'eau (James ricana), comment dire ? il aime bien Tina. Enfin je crois. »
Lily éclata de rire, suivie de James.
- Tu rigoles ? Sirius ! Il a vraiment de drôles de façons d'aimer les gens, ton copain, dis moi. Ecoute, il va se faire écarteler s'il ne s'excuse pas, tu comprends ça ? C'est vraiment très dangereux des jeunes filles en colère... Il risque de se prendre une fourchette dans l'oeil, un de ces quatre...
C'était une de ses répliques préférées.
Son fou rire était incontrôlable. Elle riait alors que la situation n'y prêtait vraiment pas, mais vraiment pas du tout.
- Lily ! s'exclama James. Sirius est bouleversé ! Il ne sait pas ce qui lui a pris ! Il dort, maintenant ! Je vais lui parler quand il se réveillera. Je t'expliquerai.
- Tu l'as assommé ? demanda Lily, d'un air plein d'espoir.
- Ce n'est pas l'envie qui m'en manquait, crois moi, mais non.
James s'éloigna de Lily, fit un signe de la main aux autres qui étaient restés et partit.

Lily s'était enfin arrêtée de rire. Elle tourna encore son coussin, et sombra dans un profond sommeil.



- Alors, Betty, Tina va mieux ? demanda Peter.
- Peter ! s'exclama Betty, tu m'as saisie !
Il s'était approché en douceur, pendant qu'elle essayait tant bien que mal de réaliser son sortilège.
- Non, reprit-elle. Enfin, pas vraiment. Son état est stable... Ah ! J'ai réussi ! s'exclama-t-elle, victorieuse. Pourquoi ?
- Ben, euh, rien, dit Peter, je voulais juste savoir.
- C'est pas Sirius qui voudrait savoir ça, dis moi, Pete ? fit Lena, qui était assise à côté de Betty.
- Non, enfin, pas vraiment. On s'inquiète quand même un peu pour elle, quoi.
- Dis, tu sais pas comment ça se fait qu'ils ont été collés tous les vendredis de septembre, Peter ? demanda Lily.
- J'imagine qu'ils ne nettoyaient pas assez bien les télescopes, ricana Peter. Bon, je retourne m'asseoir, le Prof me regarde. A tantôt.

- Mr Black ! couina le minuscule Professeur. Arrêtez de rêver et essayez de faire le mouvement de baguette correctement, voyons ! C'est comme cela qu'il faut bouger votre poignet.
Sirius, d'habitude brillant, brillait par ses rêveries aux cours.
- Dis, glissa Betty à Lena, tu crois qu'il culpabilise pour ce qui s'est passé avec Tina ?
- Aucune idée, chuchota cette dernière. Il n'y a que Lily qui sait exactement ce que Black a dit.
- Mais je te l'ai raconté, Lena, répondit Lily.
- Alors c'est vrai. J'y crois pas. Il est vraiment immonde ! s'exclama Betty tout bas. Mais pourquoi il a fait ça ? Ca fait trois nuits que Tina est à l'infirmerie et l'autre vieille ne veut pas nous laisser la voir. Chris pourrait alors tout nous expliquer !
- Elle n'est pas vraiment vieille, tu sais, fit Lena, en haussant le sourcil.
- Je sais, mais bon, on s'en fiche !
- Au fait, ce Sandy, demanda Remus, qui était tout près, il s'est manifesté ?
- Le garçon cliniquement décédé, c'est ça ? Non. Lily et moi on avait été à la bibliothèque chercher le registre des élèves, mais aucun Sandy, expliqua Betty.
- Peut-être que c'était un pseudonyme, commença Lena.
- J'allais dire la même chose ! sourit Remus.
- Que Dumbledore a inventé pour qu'on ne puisse pas savoir quelle était sa véritable identité, termina-t-elle, avec un sourire.

Remus regarda Sirius. Il était assis deux rangées derrière, vers la gauche. James était assis à côté de lui et essayait de lui parler, mais Sirius avait l'air d'être absent. Remus savait que ça faisait plusieurs nuits que Sirius ne dormait pas. Il l'entendait gigoter et se cogner contre le mur, la nuit. Ce qui expliquait les grosses cernes qui lui ravageaient le visage.
Lily et Lena regardèrent dans la même direction que Remus.
- Il a vraiment l'air malheureux, dit Lily. J'ai quand même du mal à le croire.
- Pourquoi ? compléta Lena.
- Je ne sais pas... Sirius se ferme. James lui parle, mais on dirait qu'il s'en fiche. Pas qu'il s'en fiche, mais qu'il est ailleurs.
- Il a une tête de chien battu, s'incrusta Betty.
- Je disais donc, dit Remus avec un sourire, qu'il est triste.
- Il est peut-être triste, mais ça n'explique quand même pas pourquoi il a fait ça à Tina, dit Lily.
- Oui, mais il est triste parce qu'il a fait du mal à Tina, pas vrai ? fit Betty.
- Exact, dit Remus.
La cloche sonna.
- Ouah, il sonne enfin ! s'exclama James, qui sortait de la classe en même temps qu'eux, avec Sirius, l'air morose, qui restait en retrait.
- C'est pas que je trouvais pas ce cours intéressant, continua-t-il, mais...
- Mais quoi ? demanda Tina, qui s'était arrêtée en face d'eux.
- TINA !
Elle sentit trois paires de bras l'étouffer et trois masses de cheveux (une blonde, une brune, et une rousse) l'empêchèrent de voir un instant.
- C'est bon, les filles ! s'exclama Tina avec un sourire, je vais mieux !
- Qu'est ce qu'il s'est passé, Tina ? demanda Peter.
- Une petite fièvre, rien de grave, répondit-elle, désinvolte.
- Ah bon ? Pourtant James nous a dit que...
- Ferme la, Peter, dit Sirius, qui s'était avancé vers le groupe. Ecoute, Tina, je...
- Ce sera DiRocci pour toi, Black, coupa Tina. Tu m'excuseras mais j'ai autre chose à faire que de parler à un cafard. Elle avait dit ça durement, et elle le regardait avec dégoût.
Elle s'éloigna, suivie de ses amies, qui regardèrent les garçons d'un air désolé, tandis qu'ils épaulaient Sirius.
- Mais tu vas enfin nous dire ce qu'il s'est passé, Sirius ! s'exclama Remus.
- Oui. J'allais le faire.
Chapitre 13 - La vie continue

# Posté le lundi 20 mars 2006 10:54

Modifié le samedi 23 décembre 2006 06:31

Chapitre 14 - Parfois...

Pour ma défense, je dirais que j'avais pas jugé nécessaire de faire tout un plan parce que c'est une fic et que je croyais ça facile. J'ai écrit selon mes humeurs, comme ça, au gré du vent, les idées venant ou ne venant pas. C'est comme ça que j'ai fonctionné pour cette fic. J'en referai une autre, un autre jour, quand j'aurai fini de poster celle-ci. En tous cas merci de votre franchise et de vos lectures.
Bye

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- Au début, l'ambiance était un peu plombée, vous voyez, parce qu'elle me tenait responsable... J'avais insulté de Professeur O'Connor, et j'étais le pauvre petit Black prétentieux et m'as-tu-vu qui était responsable du fait qu'elle devait se taper une soirée en ma compagnie alors qu'elle avait autre chose de beaucoup plus important à faire, comme elle disait. Mais... après un moment de silence, on a commencé à discuter, de tout et de rien, tranquillement, quoi.
Quand O'Connor est revenu, on rigolait tellement qu'il nous a collé pour tout le mois, continua Sirius avec un petit sourire triste. Sur le chemin du retour vers notre Salle Commune, d'un coup elle m'a dit qu'elle avait faim. C'était un peu normal, vous savez, il était vingt-deux heures et on n'avait pas dîné. Je l'ai amenée aux Cuisines, elle était émerveillée. On a mangé, on a bu, et j'avoue qu'on a abusé de Bierreaubeurres... On rigolait tellement que les Elfes étaient gênés... Enfin.
Sirius marqua une pause, semblant perdu dans ses pensées.
- Je savais pas qu'elle était aussi cool, vous savez. Je pensais comme tous les autres mecs de l'école, que c'est juste une belle fille aux gros seins et aux lèvres pulpeuses... Mais... Elle est bien plus. Si vous saviez.

Sirius se leva, et se servit un verre d'eau. Il regarda un instant par la fenêtre, et retourna s'asseoir sur le lit de Remus.
- Prends ton temps, Sirius, dit James. On a toute l'après midi.
- Ouais. La semaine d'après, c'était encore pire. On s'était assis, et on bavardait. Plus intimement, de choses personnelles, qui nous tenaient à coeur. La guerre, la famille, enfin, la sienne, parce que ma famille, je n'y tiens pas beaucoup, hein...
A un moment, elle s'est levée, et là... Ses cheveux brillaient, sous une lumière qui ne venait d'on ne sait où. Ils étaient tellement beaux. Ils sentaient bon... une odeur de vanille et de cannelle, je pense. Ils étaient sûrement doux, soyeux... Je voulais les toucher, à tout prix. A ce moment là elle m'a regardé et elle m'a dit : « Qu'est ce qu'il y a, Sirius ? », avec son petit sourire timide, et ses yeux bruns, intenses. Elle me regardait dans les yeux, franchement, sans faux semblants. Elle était si pure, si innocente, si belle, à ce moment là... Elle m'a sorti de mes rêveries en me disant qu'il fallait nettoyer les télescopes, cette fois, et bien. Je lui ai répondu que oui, que c'était une bonne idée. J'arrêtais pas de la regarder, en coin. Elle se mordait tout le temps la lèvre, quand elle frottait les lunettes avec un chiffon... Ouah... J'devenais dingue.
Sirius s'arrêta de parler. Il soupira, fort, et se prit la tête dans les mains : « Mais qu'est ce que j'ai fait ? Foutu connard !»


Tina était assise, sur son lit, avec ses amies qui l'entouraient. Lily jouait avec ses cheveux, Lena torturait un crayon et Betty se craquait les doigts.
Ce fut Lena qui rompit finalement le silence : « Vas-y, Tin', on t'écoute. »
Tina prit sa respiration, et commença.
- J'étais en retard. Je courrais pour arriver à l'heure devant le bureau d'O'Connor, et là, paf ! je tombe sur Sirius. Il avait un grand sourire, genre je-prépare-un-sale-coup, vous voyez ? A ce moment là, le Professeur est arrivé et nous a priés de nous rendre en haut, à la Tour d'Astronomie. Il nous prends nos baguettes, nous donne deux chiffons, nous enferme et nous dit qu'il rouvrira la Tour à vingt et une heure cinquante. Plutôt ponctuel, pas vrai ? C'est à ce moment là que j'ai entendu une énorme explosion. Sirius avait fait explosé des pétards et autres farces devant le cachot des Serpentards. Vous étiez au courant ?
Les filles ne prirent même pas la peine de répondre. Tina tournait autour du pot.
- Bon. Je mentirais en disant que j'étais de bonne humeur et que je papotais gaiement avec Sirius, comme si c'était normal de se retrouver en tête à tête pour une retenue, un vendredi soir. J'étais assez irritante, en fait. Puis, finalement, je me lâchais un peu, on parlait, on rigolait, tout ça, quoi. A vingt et une heure cinquante, O'Connor est arrivé, Sirius et moi on n'avait pratiquement rien fait. Il nous a enlevé au moins quarante points et nous a collés en retenue tout septembre. J'étais tellement fatiguée que je rigolais tout le temps... J'avais l'impression d'avoir fumé de l'herbe... Tina rougit. Ensuite, Sirius m'a emmenée aux Cuisines (je ne savais même pas que ça existait ! Vous savez que c'est derrière le tableau où il y a une coupe de fruit ? Il faut chatouiller la poire, et...) Tina s'arrêta devant l'air impatient de ses amies.
- Ok, je continue. Aux Cuisines, donc. On a mangé, on a bu de la Bierrerubeurre, et tout ça. On a passé vraiment un belle soirée. Qui l'eut cru ! En compagnie de Sirius Black ! fit Tina, méprisante. Soit. La fois suivante, il s'est passé quelque chose de bizarre. Sirius n'arrêtait pas de me regarder, de me jeter des coups d'yeux (c'est coups d'yeux, ou coups d'oeils ?), je ne sais pas pourquoi... On a beaucoup parlé, aussi. Je n'avais jamais vraiment parlé comme ça avec un garçon. D'habitude, je suis toujours réservée, mais là, j'étais bien. Je me sentais en sécurité, avec lui. On avait fini de tout nettoyer, cette fois, et à l'heure. O'Connor est arrivé, et là, il nous a dit : « Vous savez sans doute que le flirt est proscrit à Poudlard, jeune gens. Si je vous y reprends, vous devrez vous attendre à d'autres retenues, et à un retrait de points. » J'étais abasourdie, vraiment. Sirius... Il faisait son possible pour garder son sérieux, mais je voyais qu'il avait envie d'éclater de rire. On était complices, vraiment.
Tina souriait à ces souvenirs. Elle avait vraiment passé du bon temps, avec Sirius, ça se voyait. Elle eut l'air de redescendre sur Terre, parce que soudain, son sourire s'évanouit.
- La suite, vous la connaissez. Vendredi passé, il avait l'air assez tendu, il ne me parlait pas. A plusieurs reprises, j'ai essayé de lui demander ce qu'il avait, alors il se renfermait, il me disait : « Rien, rien », et nettoyait les lunettes de télescopes avec acharnement. A un moment, j'ai fait tomber un télescope, et la lunette a explosé en mille morceaux. Alors il m'a hurlé dessus : « Putain ! Mais qu'est ce que tu fous ? T'es malade, ou quoi ? Espèce de tarée ! T'es vraiment incapable ! T'as de la merde dans les mains, ou quoi ? Pauvre conne ! Tu me fais vraiment pitié ! Voilà comment t'arrives à te faire des amis ! T'inspires la pitié ! C'est sûrement comme ça aussi que t'arrives à avoir des mecs ! Ces espèces de boutonneux Serpentards et Pouffsouffles ! D'ailleurs je me demande vraiment ce que tu fous à Gryffondor, bon dieu ! » Et moi j'étais là. Paralysée. J'écoutais ses insultes sans broncher. J'avais les larmes aux yeux. Et je pleurais, parce que je m'interdisais justement de pleurer. Et lui il me regardait, en écarquillant les yeux. Il regrettait, ça se voyait... Il s'est avancé vers moi, et il m'a murmuré : « Pardon, Tina, excuse moi, je suis désolé... ». C'est à ce moment là qu'O'Connor est arrivé. Je l'aurais béni si ce n'avait pas été lui, mais...
Tina s'arrêta de parler. Elle avait la voix brisée.
- J'ai envie d'être seule, les filles. S'il vous plaît.


James, Remus et Peter étaient assis dans la Salle Commune. Ils avaient un air sérieux et parlaient à voix basse. Quand Remus vit les filles approcher, il leur fit signe de venir. Autour d'eux, les élèves parlaient, rigolaient... Et Lily se sentir vraiment mal de penser qu'ils étaient égoïstes, parce que dans l'affaire c'était elle qui l'était.
- Elle vous a raconté ? demanda inutilement Peter.
- Bien sur, répondit Betty.
- Je sais pourquoi il a fait ça, dit soudain James. Enfin, je pense.
- Raconte, demandèrent Lily et Lena.
Après un court silence, James commença.
- Sirius... Il s'est mis à nu. Il a raconté des choses à Christina qu'il n'a dites à personne d'autre, je crois. Pas même à moi, fit-il, avec un petit sourire. Il nous a raconté que les deux premières fois, tout allait bien entre eux, et que ça allait en s'améliorant. Puis, la dernière fois, Sirius s'est comporté de manière étrange, très bizarre, vraiment. James marqua une pause. Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas, comme qui dirait, commenta-t-il avec un drôle de regard.
- Ecoutez, commença Remus. Les filles se penchèrent vers lui. Il s'est comporté en débile profond, et il le sait. Il le regrette, sincèrement. Il a besoin de temps pour réfléchir et se pardonner à lui même. Parce qu'au fond de lui, je sais qu'il est autant blessé, et même peut-être plus, que Tina. Ca peut paraître fou, et très stupide, venant de ma part, vu comme ça, mais pourtant, c'est la vérité. Il vont nous donner du fil à retordre, ces deux là, hein, tenta-t-il de plaisanter.
- En général, c'est Sirius qui fait les blagues idiotes, Remus, dit Betty, pour suivre le mouvement.
- Hé ! se vexa Remus. Tu doutes de mon humour ? demanda-t-il, riant.
Lena se leva. Elle se mit à arpenter la pièce.
- Qu'est ce qu'on peut faire pour arranger les choses ? demanda Lily qui s'était tue jusque là. Pas que je veuille jouer les agences matrimoniales, non, j'ai assez avec Lena et Remus, mais... Hé ! Lena, fais attention, je pourrais te faire boire un philtre d'amour à ton insu ! plaisanta-t-elle en voyant une Lena cramoisie s'avancer vers elle dangereusement, mais, comme tu dis, Remus, ils vont nous donner du fil à retordre. Il faut quelque chose de plus subtil, de plus... Comment on dit, déjà ?
- Recherché ? avança Betty, hésitante.
- Adapté ? fit James.
- C'est ça ! Si on allait faire un tour dans le Parc ?
- Je vais aller voir si Sirius veut venir, dit Peter.

- Tina, commença Betty, tu viens faire un tour dans le Parc avec nous ?
Tina écrivait quelque chose sur un parchemin.
- Il y aura qui ? demanda-t-elle, faussement désinvolte.
- Sirius ne sera peut-être pas là, si c'est ce que tu veux savoir, dit Betty.
- Non, merci, Bet'. A tout à l'heure.
- D'accord.

- Quelqu'un a réfléchi à un plan sympa pour le week-end à Pré-Au-Lard, cette semaine ? demanda Lena, assise contre un tronc.
- On pourrait y aller ensemble, fit James, en regardant Lily un instant.
- Je ne sais pas, commença Lily. Ce serait peut-être une mauvaise idée de faire en sorte que Tina et Sirius soient ensemble, non ?
- Peut-être pas, justement, avança Betty. C'est déjà cette semaine ?
- Je crois qu'il faut les laisser digérer, dit Remus. Non, ce n'est pas ce week-end, c'est le suivant, en fait. Ils l'ont reporté à cause des rumeurs d'attaques sur Pré-Au-Lard...
Comme toujours, la conversation s'arrêta, comme morte.

Dans un dortoir de la Tour de Gryffondor, une jeune fille écrivait un long, très long parchemin.


Photo : Christina DiRocci
En fait, c'est Nathalie Portman =)
Chapitre 14 - Parfois...

# Posté le dimanche 16 avril 2006 07:51

Modifié le samedi 23 décembre 2006 06:34

Chapitre 15 - Lettres

Cher Sirius,

Je voulais t'écrire cette lettre pour te dire à quel point tu m'as déçue. Même si je crois- je pense, que tu le sais. Car, vois-tu, il ne m'était jamais arrivé quelque chose de tel. Tu m'as trahie, Sirius. Tu m'as humiliée. Je t'avais raconté des choses que je n'avais jamais dites à personne, et toi, tu... Maintenant, si je te disais que je te déteste et que je ne veux plus jamais rien n'avoir à faire avec toi ou en ta présence, j'imagine que tu me comprendrais, pas vrai ?
Adieu, Sirius.

Christina.


Black,

Je te déteste. Je ne comprends pas ce qui t'es arrivé, vendredi passé. Et sincèrement je ne préfère pas le savoir. Je ne souhaite en aucun cas avoir encore quelque chose à faire avec une personne aussi abjecte que toi. Je préfère encore la compagnie de mes mecs Serpentard, comme tu dis si bien...
Je te souhaite plein de bonheur dans ta vie, Black.

Christina DiRocci.


Sirius,

Je voulais te remercier pour le bon temps qu'on a passé ensemble. Tu m'as été très sympathique. Je parle au passé, Sirius, parce que ton attitude de vendredi passé ne me suggère rien de sympathique. Qu'est ce qu'il s'est passé ?
Un problème familial ? Avec les amis ? Avec moi ?? S'est-il passé quelque chose qui aurait échappé à ton contrôle ? Ou bien est-ce en rapport avec ton attitude bizarre de la semaine d'avant ? Eclaire-moi, Sirius, j'ai besoin de comprendre, pour un jour peut-être pouvoir te pardonner. Dans le genre mélo-dramatique, on ne fait pas mieux, pas vrai ? J'ai l'impression de répéter une tragédie. C'était dit ironiquement, je précise, si jamais tu n'avais pas saisi le sens profond de cette phrase. J'ai du mal à me l'avouer, et à l'écrire, mais... Tu me manques. C'est confidentiel, Sirius, si tu laisses traîner cette lettre, je te promets d'atroces souffrances. Sans être ironique, cette fois.
JE VEUX SAVOIR CE QUI SE PASSE !!! Peut-être alors je te pardonnerai. Mais j'ai besoin de temps.
Es-tu prêt ? Pour quoi, je n'en sais encore rien. Je trouve que ça sonne bien.

Tina.




Chers Maman et Papa,

Comment allez-vous ? A Poudlard, tout va bien. Enfin, presque. C'était l'hystérie, hier. Il y a eu des attaques dans Londres. Dans la presse Moldue, je pense que les auteurs désignés étaient des terroristes récidivistes Irlandais. Sauf qu'en vérité, il s'agit malheureusement de Vous-Savez-Qui. Le bilan est lourd. Septante-huit morts et cent vingt-quatre blessés. Je veux que vous vous mettiez à l'abri. Je sais que demander de l'aide à Dumbledore te répugne, papa, mais s'il te plait, fais un effort pour accepter l'offre. Tout ce qu'il fera, c'est protéger la maison avec un sort de Fidélitas, dont il sera lui même le gardien.
J'ai beaucoup de travail. La sixième année est l'année intermédiaire entre les BUSEs et les ASPICs. Je fais de mon mieux, vous savez. J'espère vous voir à Noël, si pas avant. Les filles vont bien. Maman, les garçons te saluent.
N'oubliez pas de saluer Pétunia pour moi. Au fait, comment ça se passe pour elle au cabinet de dentiste ?
Je vous embrasse fort,

Lily.



Remus,
Je me demandais si tu avais des projets pour la sortie à Pré-Au-Lard. Je me disais qu'on pourrait peut-être y aller ensemble. Avec les autres, je veux dire.
Ecris ta réponse derrière le parchemin, et passe le à Mathieu.
Lena.



Chère DiRocci,

Remus m'a conseillé de t'écrire une lettre. Je te fais mes excuses, les plus sincères et les plus pitoyables qui soient. Désolé, mais c'était compris dans la marchandise. Désolé pour l'humour misérable, aussi.
Je tourne autour du pot, Tina. Si tu me permets encore un jour de t'appeler comme ça. Ce dont je doute fort, après ce que je t'ai fait subir. Je comprendrais parfaitement que tu ne veuilles plus jamais m'adresser la parole. Ce que je t'ai dit l'autre jour, je ne le pensais pas. C'était tout le contraire, justement. Tu me manques. Je n'avais jamais partagé autant de choses avec une fille. J'étais à la hauteur de ma réputation, tu sais, plus je concluais vite, mieux c'était. Même si je n'ai jamais fait grand chose... Soit. En fait, James est le seul qui connaisse aussi bien mon histoire, mes racines, ma famille, moi, en fait. Mais pas de la même façon que toi. Avec toi, c'est plus... naturel, personnel. Pas que je te considère comme ma meilleure amie, parce que l'amitié à sens unique ce n'est jamais très sain, mais je te considère en beaucoup plus qu'une meilleure amie...
Je n'ose pas me relire, tout ça m'a l'air bien confus.
Je t'autorise à m'humilier publiquement, si tu veux. Je doute quand même de réconfort que ça pourrait t'apporter, à moins que tu sois sadique.
A bientôt.

Sirius Black.



Lena,
Je n'ai pas de projets, pour Pré-Au-Lard. Je me disais étrangement la même chose que toi. Mais il faudra qu'on s'éclipse pour laisser les futurs couples ensemble, d'accord ?
On va bien s'amuser, crois moi. Sans me venter =D
Remus.



Mère,

Je vais bien. Je m'amuse bien avec mes amis. James a repris le service d'attrapeur au Quidditch. Il joue très bien, tu sais.
Sirius est un peu déprimé ces temps-ci, à cause d'une fille. Tu te rends compte !
Et Remus est débordé par ses devoirs de Préfets. Ils sont vraiment géniaux, maman. Parfois, je me demande pourquoi ils m'ont accepté dans leur groupe, en première année.
Mes notes sont satisfaisantes. Heureusement que Remus m'aide de Potions, parce qu'O'Connor me fait peur, parfois.
Penses-tu que je mérite ma place à Gryffondor ?
Et toi, est-ce que tu vas bien ? Comment gères-tu avec l'apprentie Médicomage qui vient te soigner, à la maison ? S'occupe-t-elle bien de toi ? Et tes cousines, comment vont-elles ?
Au revoir, Mère.

Peter.



James,

J'espère que tu ne fais pas trop de bêtises. Si c'était grave, je pense que ta Directrice de Maison m'aurait déjà envoyé une lettre, non ?
Comment vas-tu ? Ton père et moi allons bien. Il est justement derrière moi et me demande que je t'écrive un petit : « Salut, fiston ! Si jamais tu as des problèmes avec les filles, n'hésite pas à me contacter ! » avec un clin d'oeil...
Ton père tout craché, ça.
J'ai lu la Gazette, hier matin. Des attentats à Londres commandités par Tu-Sais-Qui. Ton père lit par dessus mon épaule et trouve stupide d'avoir peur d'un nom, mais je n'ai pas peur d'un nom, James.
J'ai peur pour ton père, pour toi, pour mes parents...
Mais Dumbledore gère. Il a soufflé au Ministre l'idée de publier dans le journal des programmes des défense, des conseils, par exemple quelque chose d'aussi stupide que « Ne pas ouvrir aux hommes cagoulés qui frappent à votre porte »... Ce n'est pas, bien sur, Dumbledore qui a élaboré ce programme. Car n'oublions pas que la journaliste qui a écrit cet article dans cette feuille de chou est cette... Berta Steeker. Aussi douée que sa mère, cette petite.
Bref. Je te joins avec cette lettre un paquet de gâteaux, tes préférés.
Tu as de bons baisers de ta grand-mère, aussi, et ton grand-père, comme à son habitude, te serre la main.
N'oublie pas de vite nous écrire, James.
Fais attention à toi et n'oublie pas de saluer Sirius, Remus et Peter de notre part.

Maman.



Cher Tom,

Je m'étais dit qu'on pourrait peut-être se rencontrer lors de la sortie à Pré-Au-Lard, le week-end prochain. En fait, je n'ai pas de raison particulière de te demander cela, si ce n'est pour parler de « l'après Poudlard ». Le temps sont incertains, dehors. J'ai aussi envie de te voir, bien sûr !
Peut-être pourrions nous nous donner rendez vous aux Trois Balais ?
J'attends ta réponse.
Avec toute mon amitié,

Betty

# Posté le dimanche 16 avril 2006 07:59