Chapitre 6 - Décisions de dernière minute

Tit, tit, tit, tit...

- *** de réveil !
Lily l'éteignit, se frotta les yeux, s'étira et regarde l'heure : sept heures et demie du matin.
- Mais pourquoi j'ai mis ce foutu réveil si tôt ?
Elle se souvenait, maintenant. Tout revint à elle en flash. Elle avait été voir ses amies chez Betty, elles s'étaient amusées comme des folles, Betty avait piqué de la bière dans le frigo et elles s'étaient légèrement bourrées. Crétines qu'elles étaient.
- La gueule de bois. La première de ma courte vie ! Ca se fête !! Quelle petite nature je fais !
Elle se leva en essayant de faire le moins de bruit possible, les autres dormaient. Elle avait pris sa lettre officielle qu'elle devrait renvoyer avant le lendemain.
Elle repensa à Tina qui parlait du Sacré-***-Qui-Se-Trouvait-Tellement-Intelligent-Qu'il-Se-Faisait-Apeller-Lord-Genre-Je-Suis-Noble...
Ses entrailles se glacèrent rien qu'à cette pensée. Elle avait suivit La Gazette du Sorcier, pendant ses vacances, et les meurtres du Mage Noir et de ses Mangemorts étaient souvent à la Une. Elle avait peur. Elle pensa à ses parents, sa soeur, ses amies, aux Moldus qu'elle côtoyait pendant les vacances, à tous ces innocents qui étaient morts, ceux qui s'étaient battus, les familles des disparus, et à tous les autres qui risquaient de mourir.
Elle pensait à Sirius. Un soir, elle l'avait découvert rouge de rage dans la salle Commune. Elle lui avait demandé ce qui s'était passé et il lui avait tendu une lettre.
Elle s'en souvenait encore... Cette écriture serrée, distinguée...

Cher Fils,

Je voulais vous annoncer le mariage de votre tante Andromeda avec un Moldu, un certain Tonks. Elle s'est apparemment entichée de cette vermine alors qu'elle était destinée à Malefoy. Elle sera bien sûr rayée de l'Arbre Généalogique.
Je voulais vous tenir au courant des dernières nouvelles de notre prestigieuse et noble famille.
Votre mère, Mrs Black.


Il avait prit la lettre des mains de Lily et l'avait jetée dans le feu. Il avait envie de crier, il était rouge et ses mains tremblaient.
- Ah, quelle vieille harpie sénile! s'était-t-il enfin écrié, de quel droit se permet-elle de juger et de critiquer les gens de la sorte!
Il s'était mit à hurler des choses incompréhensibles dans le silence troublant de la Salle Commune.
Il s'effondra dans un fauteuil et sa voix se brisa. Lily s'accroupit près de Sirius. Il se blottit dans ses bras comme un enfant qui aurait eu peur de l'orage et elle le berça, en lui disant des douces paroles pour l'apaiser. Il avait finit par s'endormir.
Lily était étonnée. Elle avait toujours su que Sirius était de sang pur et que sa famille était aristocrate, mais elle ne savait pas qu'il éprouvait une telle haine envers les siens et que dans ce genre de familles, les mariages étaient arrangés. A la réflexion, c'était évident. Si elle en croyait les rumeurs de folie qui touchaient ces si nobles familles, par la consanguinité...
Mais elle ne pensait pas que Sirius se mettrait dans un état pareil pour si peu. Il y avait autre chose... N'empêche qu'elle était sacrément mal à l'aise qu'il lui pleure dessus comme ça. Elle n'était pas habituée à des crises de larmes, surtout pas de la part de Sirius Black, le tombeur de ces dames.

Elle avait mal au ventre rien que d'y repenser. Il avait tellement la haine contre sa famille et leurs idées. Ils approuvaient Le-Sanguinaire-Bientôt-Aliéné.
Ils avaient renié Sirius parce qu'il n'avait pas été envoyé à Serpentard (!!)
Son illustre famille l'avait renié parce qu'il était ami avec des Sang de Bourbes. Elle.
Ils le détestaient et il le leur rendait bien.
Sirius n'avait jamais plus vu sa mère. Ni personne du mauvais côté de la famille.
Tout ça, elle l'avait appris après, par des intermédiaires, se sentant égoïste de ne pas s'être intéressée au cas Sirius un peu plus tôt, et que ce soient ces petites pestes de radoteuses qui trouvaient ça tellement rebelle de la part du Ténébreux (Sirius, pas Voldy) qui le lui aient dit, par le plus grand des hasards.
Lily se dirigea vers la salle de bain, en zigzaguant entre les sacs de couchages posés au sol où dormaient ses amies. Lena grognait quelque chose et Tina souriait. Lily aurait aimé avoir un sommeil si paisible. Le réveil plutôt.
Elle ouvrit la boite à pharmacie, et dénicha une boite d'aspirine. Deux, cul sec.
Les parents de Betty étaient Moldus. Comme les siens. Ca a été un choc pour eux d'apprendre que leur fille était une sorcière. Comme pour les siens. Ils ne disposaient donc pas de Potions, ou quoique ce soit d'autre qui permettait de ne plus avoir mal à la tête en trois secondes. Elle attendrait le temps qu'il faudra.
Elle prit une douche chaude, froide, chaude, et froide, pour bien se réveiller et pour avoir les idées plus claires. Elle s'était toujours servie chez ses amies, ça avait toujours été comme ça. Depuis qu'elles se connaissaient, du moins. Elle avait vraiment les pensées embrouillées ce matin !
Elle entendit des rires qui venaient de la chambre.
Quand elle entra, elle reçut un coussin qui était destiné à sa figure, gracieuseté de réflexes.
Une monstrueuse bataille d'oreillers s'ensuivit.

Vers huit heures et demie, les filles, dans la cuisine, étaient en train, plutôt bien que mal, de préparer le petit déjeuner.
- Bon, comme Tina et moi sommes sorcières et que nous ne savons pas comment faire un petit déjeuner à la moldue, nous allons vous regarder faire, hein, Tina, dit Lena en faisant un grand sourire.
- Eh, y'a pas d'âge pour apprendre, feignasse ! s'écria Lily, viens, on va lui montrer comment marche un presse-fruits !
Quand Lily actionna la machine, Lena la regarda d'un oeil soupçonneux.
- T'as peur qu'elle t'attaque ? s'esclaffa Tina.
- Nan, mais imagine qu'on soit transformées en fruits, et qu'on nous presse comme ça ! Quelles souffrances terribles on endurerait ! essaya de se justifier Lena. Excusez-moi, c'est le matin.
- Mais pourquoi on serait transformées en fruits ? demanda Betty, qui versait
le jus dans des verres, n'en menant pas large.
- Faisons comme si je n'avais pas manifesté ma présence, fit Lena.
- Lena, t'es incorrigible, quelques fois ! lui dit Tina affectueusement en lui pinçant la joue comme une vieille tante qui sentait la pâtée pour chats.
Et elles se mirent toutes à rire, d'un rire qui sonnait faux tellement leurs voix étaient cassées.
- On est vraiment crevées pour rire pour un rien, comme ça ! En plus j'ai un affreux mal de crâne, fit Lena en grimaçant.
- Moi, j'ai déjà pris une aspirine, dit Lily. Deux, en fait.
- Une aspi quoi ? C'est quoi, ça ? demanda Tina, curieuse
- Aspirine, reprit Betty. Viens, je vais te montrer, et même t'en donner. Nous n'avons pas de potions, ici.
Et elles montèrent ensembles à l'étage en écoutant Betty qui expliquait les propriétés des médicaments moldus et tout le bataclan.

Quand elles furent enfin prêtes pour faire des courses sur le Chemin de Traverse, Lily, prise d'une soudaine inspiration, prit son formulaire, le remplit, ferma son enveloppe et la mit en poche. Elle la donnera à un hibou une fois chez Tom.
Chapitre 6 - Décisions de dernière minute

# Posté le dimanche 05 février 2006 04:43

Modifié le samedi 23 décembre 2006 09:36

Chapitre 7 - Shopping

Elles se dirigèrent vers le Chaudron Baveur, ce petit bar miteux au coeur de Londres qui permettait de se rendre au Chemin de Traverse.
Lily, chassant ces affreuses pensées de désespoir et de mort de sa tête, se remémora sa première visite ici. Elle était émerveillée. Elle aurait voulu avoir une douzaine d'yeux pour pouvoir tout regarder. C'était si merveilleux, si irréel. Tellement magique !
- Tu veux quelque chose à boire, Lily ? demanda Tom
C'était le fils du Barman, Dogger. Il n'était pas allé à Poudlard en même temps qu'elles, mais les filles et lui s'entendaient bien. Même que Betty avait un petit faible pour lui.
- Comme d'habitude, Tom. Tu n'as pas un hibou à me prêter ?
- Tiens. Oui. Cute ! Viens là !
Ce nom avait toujours fait sourire les filles. C'était bien Tom de surnommer un oiseau ainsi.
- Merci beaucoup, fit Lily chaleureusement.
Elle accrocha la lettre à la patte de Cute, et la lança dehors.
- Les filles ! Je vais faire Auror, plus tard. C'est décidé.
Un silence plana avant que l'une d'elles ne reprenne la parole. Betty fut la première à la retrouver : « Très bien. Excellent choix. »
- Oui, répondit simplement Lily.
- C'est à cause de ces histoires de V...Vous-Savez-Qui, c'est ça ? demanda Tina
- Entre autres. Je veux être active. J'ai pas envie de rester les bras croisés, dit-elle.
- Nous non plus, tu sais. Enfin j'imagine, fit Lena en regardant les autres. Moi, j'ai décidé de prendre un poste au Ministère. J'ai envie de travailler dans le secteur de la justice. C'est un peu flou, pour l'instant... J'ai encore le temps de me décider.
- Alors ! fit Betty en riant, c'est l'heure des révélations ! Moi je vous ai déjà dit que je serai banquier, hein ? Je me souviens plus trop. J'ai encore la tête embrouillée...
- Tout ce qu'on a picolé. On est vraiment stupides ! s'exclama Tina avec un sourire niais.
- Si on y allait, sur ce chemin de Traverse, finalement ? demanda Lena.
- Yesss ! crièrent-elles en coeur.

Elles traversèrent le bar, sortirent dans une cour à l'arrière et tapotèrent le mur en face avec leurs baguettes.

- Eh, vous avez vu ? Y'a des nouveaux magasins ! Y'a même un nouveau glacier ! Vous avez pas un petit creux ? Même en sachant qu'on vient de déjeuner ? dit Tina qui s'approchait déjà de l'échoppe.
- Si, fit Lily. J'ai faim.
- Mais t'as tout le temps faim ! s'exclama Lena, en regardant sa silhouette filiforme d'un air un peu jaloux.
- L'ambiance du château me manque, pas à vous ? demanda Betty, changeant de sujet.
- Si, fit Lily. Eh, on aura un Bal cette année !
- C'est pas vrai ! s'exclama doucement Tina, en chantant.
- Si, je t'assure ! Pourquoi ? Ca t'étonne tellement ? Dumbledore adore danser, tu le sais bien.
- Il y aura qui, comme groupe ? demanda Tina en payant les glaces.
- Les Good Monsters. Excellent, fit-elle en reprenant la chanson que Tina chantait. Une bonne raison de plus pour vouloir retourner à Poudlard, continua-t-elle, joyeuse.

- Je suis prise d'hallucination où y'a les gus qui arrivent ? fit Lena en tendant sa glace à peine entamée vers un groupe de jeunes gens qui arrivaient vers elles.
- Mouais, marmonna Lily. Mon avis qu'on a des hallucinations dangereuses et collectives, articula-t-elle avec une grimace.
- Coucou les gonzes ! s'exclama James en arrivant tranquillement vers les gonzes en question, suivi des autres Maraudeurs.
- Euh, James, pourquoi tu n'es pas venu avec les trois autres, l'autre fois ? Et Peter, il est où ? demanda Lily, sans le saluer.
- Pete a pas su venir, fit James en se passant la main dans ses cheveux, jusqu'à ce qu'il vit Lily regarder son geste d'un oeil noir. Il retira sa main d'un coup et continua : « J'avais un problème familial. »
- Pas trop grave, j'espère ? Depuis quand je me montre aimable avec ce crétin ?
Il ouvrit la bouche mais fut coupé dans son élan par Sirius qui se mit à crier hystériquement, comme une blonde platine qui se faisait pourchasser par un monstre, dans ces séries B que Pétunia affectionnait particulièrement.
- Sirius, ça va ? demanda Betty, qui parlait de la Turquie avec Remus.
- Oui, il va bien, ça va lui passer, fit Tina, il a juste mangé trop de glace en un coup, n'est ce pas, Sirius ?
- T'es une petite futée, toi, articula-t-il entre deux grands cris hystériques, comment t'as su que j'avais ensorcelé ta glace ?
- Je l'ai vu à tes yeux qui pétillent. Crétin des montagnes ! sourit-elle.
Et elle lança le contre sort.
- Merci, fit-il, en lui balançant un sortilège de chatouillis, les yeux toujours pétillant.
- Ah, ah, no-oon, Sir...ius ! Arrête...ça.. imm-édiat..ement ! articula-t-elle entre deux rires, steu..plé !
- On est chatouilleuse, petite fille ? demanda Sirius, malicieux.
- Arrê...te ça ti.. ti d'suite, Si...rius !
Tina suffoquait et riait tellement qu'elle allait finir par se rouler par terre. A l'amusement général et aux regards interloqués des passants.
- D'accord, fit Sirius, considérant que son humiliation avait assez duré.
- Ouf ! Tu vas le regretter ! s'exclama-t-elle, en mettant de l'ordre dans sa coiffure.
- Mouais..., fit-il, circonspect, en haussant un sourcil.
- Tu verras bien ! menaça-t-elle.
- Et sinon, fit Remus, vous étiez en train de faire quelque chose de particulier?
- On a acheté nos tenues. Il nous faut encore nos livres et autres fournitures, répondit Lily.
- On y va ensemble ? demanda Remus. James, Sirius ! Venez au lieu de faire une bataille à l'épée avec la glace de Lena ! Vraiment ! essaya-t-il de sermonner, sans grand succès, avec un petit sourire aux lèvres.
- Désolé, Lena, on t'en repaiera, dit Sirius, l'air faussement désolé.
- Si tu me portais toutes mes affaires pour te faire pardonner ? ordonna-t-elle, en lui tendant ses sacs.
- Quoi ? Est-ce que j'ai l'air d'un Elfe de Maison ? T'as vu tout ce que tu trimbales ? T'as cru que c'était mon jour de bonté ?
- Pfff, fit Lena en levant les yeux au ciel. Allez ! fit elle avec un regard qui se voulait dur et méchant.
- Très bien. Donne moi tes sacs avant qu'il ne te vienne l'idée de me faire passer pour un goujat. Attention à ce que tu dis, petite ! s'exclama-t-il devant la tête plus que sceptique de Lena.
- Sirius ? demanda Betty, t'as déjà pensé à faire carrière dans un cirque ? demanda Lily
- Non, jamais, pourquoi ? J'ai l'air d'un clown ?
- Laisse tomber, marmonna Betty, tandis que Lily observait l'échange d'un air amusé.

Et ils passèrent le reste de l'après-midi à acheter leurs fournitures, à traîner, à plaisanter, à se faire des blagues, très stupides, souvent, à essayer des habits plus que ridicules, à grignoter, à faire des photos, ratées, orchestrées souvent par James, qui, allez savoir pourquoi, bougeait toujours l'appareil quand le flash s'actionnait, à parler du futur, et comme ils s'y attendaient tous, à parler de l'école et des cours qui s'annonçaient pour bientôt... Trop bientôt.
- Moi, cette année, je vais suivre les cours qui me permettront de faire Auror, dit Remus en soupirant.
- Moi aussi ! dirent Lily, Sirius et James, en même temps.
Ils se regardèrent, puis sourirent.
- C'est bien ! On sera ensemble cette année ! s'exclama joyeusement Sirius. Et vous, les filles ?
- Nous aussi, on choisit les mêmes cours que vous. En plus d'autres options pour plus tard, expliqua Tina. Je ferai Médicomage.
- Moi je suivrai Arithmancie, Botanique, Défense contre les Forces du Mal, Soins aux créatures Magiques, Métamorphose, Potions et Sortilèges. Je veux me lancer dans le commerce, dit Betty. Comptable, banquier, je sais pas encore! fit-elle avec un grand sourire. Vous devrez encore supporter cet affreux bonhomme pendant deux ans, avec Divination! Héhé.
- Je vais prendre le plus de cours possibles pour trouver un boulot au Ministère, fit Lena, parce que ça m'a toujours tentée d'exercer un pouvoir sur les gens. Non, je plaisante !
- Eh ! Tu me piques ma place, là ! fit Lupin, les yeux rieurs. C'est moi qui gouvernerai le Monde !
- Pourquoi ? répondit Lena, les sourcils froncés. T'as aussi des ambitions de dictateur ?
- En effet. Mais je veux bien partager ! fit-il, avec un clin d'oeil.
- C'est gentil, fit Lena avec un sourire. J'avais envie de faire un rire de tarée genre maître de l'Univers, mais ça me réussit pas. Liiiily ?
Chapitre 7 - Shopping

# Posté le dimanche 12 février 2006 04:53

Modifié le samedi 23 décembre 2006 09:34

Chapitre 8 - Chamboulements

- Allez, Lily, dépêche toi ! Tu vas rater le train ! cria son père d'en bas.
- J'arrive dans deux secondes !
Dans deux heures, plutôt. Elle devait encore se laver, s'habiller et prendre son petit déjeuner. Tout ça parce que son réveil n'avait pas sonné !
Elle passa sous la douche en un éclair, s'habilla en vitesse (et tant pis si elle avait l'air débraillée, ça changerait du look patate au four) et avala un toast à la marmelade, histoire de ne pas tomber d'inanition.
La maison était en effervescence. Sa mère courait partout, pour s'occuper des préparatifs de dernière minute, et Pétunia hurlait à qui voulait l'entendre qu'elle avait réussi à se trouver un job d'assistante dans un cabinet de dentiste. Par les pattes arquées de la reine d'Angleterre !
- Allez, papa, on y va ?
- Oui, oui.
C'était comme ça chaque année. Son père lui disait de se dépêcher, ce qu'elle faisait, mais toujours pour rien parce qu'ils ne partaient qu'une demi-heure après qu'elle soit enfin prête, et elle n'avait jamais raté le train.
Une fois à la gare, ses parents et elle se dirigèrent vers le Quai 9 3/4; et s'embrassèrent avec affection.
- Tu rentres, pour Noël ? demanda sa mère, inquiète de ne pas voir sa fille cette année.
- Je ne sais pas. Si j'ai beaucoup de travail, non, fit Lily, sachant que d'un côté elle se débrouillait toujours pour les avoir terminés avant le congé de Noël, ce qui signifiait qu'elle mentait à ses parents en leur offrant cette excuse pour pouvoir rester à Poudlard et que...
- Oh, mais chérie, quand allons nous te voir, alors ? murmura son père en lui caressant les cheveux, ému.
Lily regarda son père. Il avait l'air si vieux, si fatigué par son travail... Quelle idée d'être chef des urgences, aussi !

Cet été elle leur avait parlé de Voldemort, de la guerre qui s'annonçait dans le Monde des Sorciers. Au début, son père était très réticent à ce qu'elle retourne à Poudlard, mais sa mère avait su le convaincre que Dumbledore protégerait ses élèves.
- On s'écrira ! Je dois y aller, le train part dans une minute ! Bisous !, fit-elle en joignant la parole au geste, avant de s'éloigner rapidement, prête à s'appuyer contre la barrière invisible.
- Prends soin de toi, Lily, fit sa mère, les yeux brillants.
- Comme toujours !
Et elle disparut dans le mur qui menait au Quai du Poudlard Express, après une dernière embrassade.
- Lily ! Viens vite ! cria Betty du train.
- J'arrive !
Elle sauta dans le train en marche, plus mal que bien, et, essoufflée, elle se dirigea vers le compartiment de ses amies.
- Qu'est ce qui s'est passé ? demanda Tina. D'habitude, tu es toujours en avance. Elle lisait le Chicaneur.
- Mes parents m'ont retenue plus longtemps cette fois.
Elle se figea sur place, découvrant Remus, James, Peter et Sirius.
- Euh, ça ne te dérange pas qu'ils soient là ? demanda Lena, grimaçant en voyant bien à la tête de son amie que ça la dérangeait.
- Non, non, dit Lily qui pensait le contraire, c'est ok, fit-elle avec un sourire figé.
Elle prit place en face de James, la seule place de libre, comme par hasard.
- Si on se faisait une Bataille Explosive? demanda Peter.
- Deux secondes, que j'enlève mon pull, il fait hyper chaud, ici, fit Lily en soupirant.

James et Lily remportèrent toutes les batailles, au grand dam de Sirius et Tina. Betty, elle, jouait avec Peter et semblait s'ennuyer. Lena et Remus parlaient politique et étaient plongés dans une conversation qui avait l'air passionnante (à leurs yeux) sur les nouvelles réformes vis-à-vis des hybrides qu'ils instaureraient s'ils étaient Ministres. Et maîtres du Monde.
- Tu vois, moi j'abolirai toutes les lois qui font que les loups-garous ne savent pas trouver un emploi digne de ce nom, fit Lupin, et toutes les autres discriminations qui les obligent- ainsi que les autres hybrides, à vivre dans des ghettos.
Lena hocha la tête en acquiesçant.
- Et moi, j'abolirai toutes les lois qui ne mettent pas les Elfes, les Géants et les Gobelins sur le même piédestal que les humains, donc ils seraient aussi égaux qu'eux, et pas considérés comme des bêtes soumises, stupides et en admiration devant les hommes, comme cette statue du hall de St-Mangouste qui le montre si bien, répondit Lena en faisant une moue. En fait je viens de dire exactement la même chose que toi... C'est la fatigue.
- Bon, les amoureux, si vous alliez chercher à manger ? Je meurs de faim ! s'exclama Sirius, qui se ramassa un coup de coude indigné de la part de Lena.
- Aïe, tu m'as fait mal ! dit-il en se massant l'autre côté du flanc.
- Bonne idée ! cria Peter qui se dirigea en courant vers l'avant du train où devait se trouver le chariot plein de friandises.
- Enfin ! s'exclama Betty. Ce n'est pas que je ne l'apprécie pas, mais il est un peu lourd, pas vrai ?
- Un peu, fit James en toussotant.
- Pas qu'un peu ! dit Sirius avec une grimace.
Il rirent, se tapèrent dans les mains et se firent un clin d'oeil.
Lily haussa un sourcil.
- Pourquoi vous restez avec lui, s'il vous embête ? demanda Tina, étonnée, vu que Peter ne pouvait franchement rien leur apporter, tel qu'il était. A part être une groupie parfaite, dans le groupe, il n'était pas grand-chose... Méchante !
- Bah, tu sais, fit Remus, c'est notre ami, alors on ne va pas lui dire qu'il est lourd et d'aller voir ailleurs, ça ne se fait pas...
- Oui, et en plus, souvent il n'est pas lourd, renchérit James.
- Ouais, surtout quand il est émerveillé par le si talentueux joueur de Quidditch, James Potter ! ironisa Sirius.
- T'es jaloux !
- N'importe quoi ! répondit ce dernier, de mauvaise foi.
Leur querelle fut interrompue par Peter qui revenait après une demi heure.
- Alors ? fit Sirius, tu as agressé cette pauvre femme et tu as du purger à Azkaban pour tentative de meurtre, c'est ça, Pete ? T'aurais du nous dire que tu n'avais pas d'argent, voyons !
Tous les jeunes gens du compartiment se mirent à sourire de la bête vanne de Sirius, tandis que Peter s'esclaffait à gorge déployée.
- Le pauvre, se dit Lily, compatissante, comme toujours, aux gens qui inspiraient la pitié.
- Non, Sirius, c'est juste qu'il y avait beaucoup de monde, expliqua tant bien que mal Peter, qui essayait de reprendre son souffle. D'avoir couru, sans doute.

Le temps passait lentement. Ils s'ennuyaient. Remus était plongé dans un livre, Sirius, James et Peter parlaient Quidditch et les filles parlaient de tout et de rien.
Ils étaient en train de manger tout ce que Peter avait rapporté quand soudain, le train s'arrêta brusquement, les lumières éteintes.

- Les gars ! s'écria Lily qui avait sursauté, et qui s'était levée d'un bond, scrutant les champs. Un vrai décor de film d'horreur qui ferait tant hurler ma soeur, pensa-t-elle stupidement.
- Quoi ?
James se leva, s'approcha de Lily qui était mi figue, mi raisin.
- Non, rien. J'ai du rêver ! fit-elle avec un petit rire qui sonnait faux, en se rasseyant. Elle piocha dans les Chocogrenouille.
- Dis nous ce que tu as vu, Lily, demanda James, qui s'était rassis lui aussi.
- J'ai cru apercevoir quelque chose dehors... Mon imagination stérile a du me jouer des tours ! plaisanta Lily comme si elle se trouvait trop terre à terre.
James se pencha vers la fenêtre.
- Par Merlin ! s'exclama-t-il. Ce ne sont quand même pas... Une vision collective, j'imagine.
- Qu'est ce qu'il y a ? demanda Betty qui leva un oeil de son magazine.
- Y'a un quelque chose dehors... Quoi, dieu seul le sait, expliqua-t-il, avec l'air de quelqu'un qui n'était pas convaincu.
- C'est quoi ? demanda Tina, qui restait là et qui semblait s'en foutre.
- Je ne sais pas... dit James. Un canular des Serpentard ?
- Mais qu'est ce que c'est, bon sang ! s'exclama Lena, impatiente, qui se demandait si c'était une blague ou non, et qui se rapprocha de la fenêtre.
Dehors, il pleuvait et les vitres étaient pleines de buée. Il faisait sombre. Lena s'approchait. Elle avait du mal à voir. Si c'est une blague, je l'étripe et je lui coupe la tête... Même si ce n'est pas lui l'auteur.
- Ca ressemble à des Mangemorts ! s'exclama-t-elle, comme dans un rêve, au ralenti. Non, non, non. Une blague ! Réveille toi, diantre !
- Quoi ? couina Peter, qui glissa de son siège, faisant tomber quelques friandises.
- Je pense que ce sont... des Mangemorts ! J'en sais rien ! Regarde ! s'énerva Lena en se laissant tomber sur le siège, à côté de Remus, sortant sa baguette.
- Impossible, essaya de se rassurer Peter, c'est impossible... Il se leva, et marcha nerveusement, faisant les cent pas.

Soudain, le train fonctionna à nouveau. Ceux qui étaient debout tombèrent à la renverse. Ils entendirent une voix amplifiée magiquement qui disait théâtralement « Chers élèves ! Ceci était un simple disfonctionnement des machines. Veuillez reprendre place. Nous arrivons dans une demi heure à Poudlard. Bonne rentrée ! »

Les soldats de Face-De-Serpent que Lena, James, Lily et Peter avaient cru voir étaient des épouvantails.
- Les Mangemorts que vous avez vu n'étaient que des vulgaires hommes de pailles ! se mit à rire Sirius, comme s'il était lui-même l'inventeur de cette farce, sous les regards exaspérés des autres. Il peut être lourd, parfois. Souvent.
- Tais toi, Sirius, dit Remus, machinalement, comme s'il corrigeait un enfant qui faisait le pitre.
Il donne une barre de chocolat à chacun de ceux qui étaient dans le compartiment.
- Tenez, fit-il, ça va aller mieux.
- Merci, Remus.
- Je ne pensais pas que tu étais si comique, Black, dit ironiquement Tina, voulant remettre le sujet sur le tapis.
- Tu sais, ça doit sûrement être l'oeuvre de petits Poufsouffle, répondit Sirius, d'un air ennuyé et séduisant.
- Décidément, où est passé ton humour légendaire ? lui demanda Lily en lui lançant un regard agacé.
- On ferait bien de s'habiller, répondit ce dernier, en haussant les épaules.
Une fois prêts, ils se mirent à parler de choses et d'autres, brisant la glace, ce qui permit à Sirius et James de détendre l'atmosphère, avec humour et légèreté.
Chapitre 8 - Chamboulements

# Posté le dimanche 12 février 2006 05:00

Modifié le samedi 23 décembre 2006 06:16

Chapitre 9 - Arrivés à destination

- Oh, mon Dieu, s'exclama une Cinquième Année, mes cheveux !
Elle se mit à courir en zigzaguant, pour éviter les flaques d'eau et monta dans une diligence, avec sa bande de copines crétines.
- Pfff, quelle pimbêche, celle là ! s'exclama Betty.
- Viens, Bet, on va se trouver une diligence, cria Lena pour couvrir le bruit de la pluie qui tombait assez violemment.
Elles montèrent, suivies des garçons dans ces sombres diligences qui sentaient le moisi, tirées par des choses invisibles et qui, dans la pénombre, ressemblaient à des grosses citrouilles animées et sans visage.
Un grand silence planait dans la calèche.
- C'est du à quoi, déjà, ce surnom, les Maraudeurs ? demanda Betty, histoire de casser le silence.
- C'est McGonagall qui nous a surnommés comme ça, fit Peter, apparemment content d'avoir quelque chose à dire. C'était en Deuxième Année, quand elle nous a surpris en train de lancer des sortilèges de filles sur la porte du bureau de Rusard, expliqua-t-il, en rougissant.
- Sortilèges de filles ? Pourquoi tu rougis ? s'étonna Betty, qui s'agitait sur son siège.
- Oui, des sortilèges qui imitent des voix de filles en train de... cafouilla-t-il.
- De ? demanda-t-elle en s'approchant de Peter.
- Tu sais bien, marmonna Peter, tandis que Betty secouait la tête, amusée.
- De crier, chuchota Remus, en rigolant. On voulait faire passer Rusard pour un corrompu, parce qu'il nous avait mis en retenue, pour rien. Résultat, on a eu le double, avec encore plus de corvées.
- Quoi ? explosa Lily en éclatant de rire, tandis que ses amies étaient secouées de rire des pieds à la tête, en imaginant la scène. Mais Remus ! Pas toi ! se désola-t-elle en baissant la voix.
- Si, dit Sirius en souriant mystérieusement.
- C'est même le plus audacieux d'entre nous, parfois, fit James, avec un clin d'oeil pour l'intéressé.
- Ouais, il a de ces idées ! commenta Sirius, en donnant une grande tape amicale sur l'épaule de Remus.
- Idées, genre quoi ? Te sauter dessus et te donner des claques ? dit Tina d'une voix sarcastique
- Nan. Par exemple, là fois où les Serpentard ce sont retrouvés transformés en animaux de la ferme, c'était lui, expliqua James.
- Il a du génie, continua Sirius, admiratif.
- Ah, ah, fit Remus mal à l'aise d'être mis à nu.
- Stop ! Je ne veux plus rien entendre ! ricana Lena.
- T'inquiètes pas ! Il est toujours aussi sage ! lui chuchota Sirius, comme si c'était une confidence.
- On est arrivés! fit Lena pour toute réponse, en ouvrant violemment la porte et en sautant au sol.
- Lena ? Pourquoi tu cours ? demandèrent les filles simultanément.
Elle ne les entendit pas, ou fit semblant de ne pas les entendre.
- Qu'est ce que tu lui as dit, Sirius ? demanda James
Ce dernier haussa les épaules. « Aucune idée ! »

- Ah, vous êtes là, fit Lena. Ca fait dix minutes que je vous attends.
- Tu fais de la remise en forme ? demanda Betty. Excusez-moi, mais le voyage m'a épuisée.
- Non, c'est juste que Sirius est gogole, des fois.
Sans plus un mot, les filles se dirigèrent vers la Grande Salle, pour accueillir les nouveaux élèves, écouter la chanson du Choixpeau, et manger, comme le précisa Lily, qui avait le ventre qui gargouillait.


Il y a de ça tant d'années, de Grands Sorciers m'ont fabriqué
Pour que je puisse classer
Dans différentes Maisons
Les Sorciers qui en sont dignes
Mais cette année, je vous fais signe
Que vous soyez à Serpentard
Chez les rusés et les lascards
Que vous soyez à Serdaigle
Chez les travailleurs et les studieux
Que vous soyez à Poufsouffle
Chez les bon coeurs et valeureux
Ou que vous soyez à Gryffondor
Là où le courage est d'or
Je vous demande, tout simplement
De laisser les conflits derrière vous
Et de vous faire confiance
Rapprochez vous, entraidez-vous
Car l'année qui vient, et celles qui approchent
Seront sombres, alors
Aimez vous !
Faites de la lumière dans un monde qui sera bientôt Ténèbres
Combattez la haine par l'amour
Combattez le mal par le bien
Même si vous vous demandez ce qu'un vieux chapeau usé comme moi
Connaît de la guerre et des misères
Ecoutez mon conseil, et suivez le !

Un silence de plomb accueillit la chanson du Choixpeau, qui, ordinairement ne faisait que louer les qualités des Maisons.
Les élèves et les professeurs se mirent soudain, comme réveillés de leur torpeur, à chuchoter assidûment sur, sans doute, la chanson encore fraîche dans les esprits.

Lily était abasourdie. Elle jeta un coup d'oeil à ses amies, à Remus, James, Sirius et à Peter. Ils étaient tous blêmes, étonnés, abasourdis ou fatigués. Ou même les quatre à la fois.
- Il n'y est pas allé de main morte, cette année, commenta James.
- C'est sur, on est en guerre, maintenant, répondit Remus.
- Ne comptez pas sur moi pour faire ami-ami avec les Serpentard, dit Sirius.
- Sirius ! Mets ta haine de côté et dis toi bien que tous les Serpentard ne sont pas des futurs Mangemorts ! s'exclama Remus, un peu trop fort, ce qui lui valut des regards indignés ou amusés, selon la personne.
Sirius ne répondit rien, se contentant de hausser les épaules.

- Décidément, ce gus est bizarre, aujourd'hui, fit Betty.
- Je ne te le fais pas dire ! s'exclama un Gryffondor que Betty ne connaissait pas. Ce chapeau en sait des choses !
- Oui, oui, répondit-elle, en haussant les sourcils.
Le garçon se retourna pour converser avec un autre élève.
- Je n'ai pas envie de philosopher ce soir, répondit-elle au regard interrogateur de ses amies.
- Chut ! s'exclama-t-elle soudain, McGonagall nous regarde.
Leur professeur de Métamorphose, qui était aussi leur Directrice de Maison depuis que Dumbledore était devenu directeur, semblait attendre nerveusement le silence.
- Vous poserez le Choixpeau sur votre tête à l'appel de votre nom. Il vous répartira dans une des Quatre Maisons, fit-elle, dans un silence respectueux. Bien.
Bones, Emma...
Serdaigle ! scanda le Choixpeau
Coroner, Sally.
Poufsouffle !
Debra, John.
Serpentard !
Foggarty, Selma.
Gryffondor !
Et le Choixpeau termina enfin par :
Vance, Emily !
Serdaigle !
Chaque nouveau venu était accueilli à sa table, avec le respect et la bonne humeur qui était de coutume, comme chaque année, et selon la Maison.
- Chut ! C'est le discours qui n'en est pas un maintenant ! chuchota Tina, qui deux secondes auparavant avait chaleureusement serré la main d'Anthony Pears, un des nouveaux.

Dumbledore, imposant et puissant, la mine sérieuse et les yeux clairs, s'était levé, prêt à discourir.

Chez Elèves !

Comme vous avez pu le constater, cette année, le Choixpeau a composé une chanson assez différente de ces dernières années, où en ces merveilleux temps de prospérité et de paix, il ne faisait que complimenter les qualités des différentes Maisons.
Mais l'heure est grave ! Pensez à ce que le Choixpeau vient de dire ! Et suivez ses conseils ! Mettez vos rancoeurs et tournez vous vers les autres Maisons ! tonna Dumbledore dans le silence complet de la Grande Salle. Nous sommes en guerre !
Mais pour continuer sur une note plus ordinaire, je prierai aux Nouveaux Elèves et à certains anciens (« Pourquoi je me sens toujours visé quand il dit ça ? demanda James ») que l'accès à la Forêt Interdite est interdit, comme son nom l'indique, et notre cher concierge Rusard me demande également de vous rappeler que la liste des Objets Interdits se trouve dans votre Salle Commune, sur le Mur Principal.
Pour les nouveaux élèves, toutes les réponses à leurs questions seront données par le Préfet en Chef de leur Maison.
Sur ce, bonne rentrée, et bon appétit !

Dumbledore se rassit, se servit de poulet, qui était apparu sur la table, comme par magie, et se tourna avec le Professeur McGonagall pour discuter, d'un air préoccupé et sérieux.

Lily était trop secouée pour parler. Elle fit comprendre à ses amies qu'elles en parleraient demain, et commença à manger.
Autour d'elle, les conversations allaient bon train.
Sa tête se mit à bourdonner. Elle avait du mal à garder les yeux ouverts.
Elle lâcha ses couverts et s'écroula sur la table, heureusement vide à cet endroit.
Sa dernière pensée fut pour la sauce à lapin qui s'éclaboussa dangereusement sur son chemisier.
- Lily ! cria James qui l'avait vue s'écraser lourdement sur la table.
- Merlin ! s'exclama Lena, assise à côté d'elle. Il faut faire quelque chose ! Aidez moi à la porter ! ordonna-t-elle en regardant vers la table des professeurs.
James fit léviter Lily et se dirigea vers l'infirmerie, suivit des Maraudeurs et des filles. Le Professeur McGonagall courait, derrière eux.
Essoufflée, elle s'exclama « Potter ! Black ! Lupin ! Pettigrow! » Elle s'arrêta quand elle vit Lily évanouie, maintenant dans les bras de Remus. « Que s'est-il passé ? » demanda-t-elle.
- Nous étions en train de manger, quand tout d'un coup Lily s'est écroulée sur la table, expliqua Tina.
- Etait-elle souffrante, Miss DiRocci ?
- Pas à ma connaissance, Madame.
- Bien. Allons à l'infirmerie.
Ils continuèrent à marcher pendant quelques instants.
En entrant dans l'infirmerie apparemment vide, le Professeur appela :
« Mrs Pomfresh ? »
- Oui, Minerva ? accoura l'infirmière, qui était sortie d'une pièce qui donnait sur le fond de l'infirmerie.
- Ces élèves vous ont apporté Miss Evans, qui s'est évanouie, à table.
- Oh, fit-elle en se précipitant vers le groupe.
Elle demanda à James de poser Lily sur un lit, et commença à l'examiner.
- C'est grave, Madame? demanda Sirius qui jetait un regard circulaire à l'infirmerie.
- Ecoutez, l'endroit est interdit au public. Vous la reverrez demain, si elle va mieux.
Sans plus de cérémonie, elle leur demanda de quitter les lieux.
- Ca lui arrive souvent, à Lily ? demanda Peter, tandis qu'ils montaient les escaliers.
- Non, jamais, répondit Betty. Enfin, je crois, dit-elle en regardant ses amies.
James était, bizarrement, silencieux.
- Ca va, vieux ? demanda Remus
- Oui, oui, dit-il d'une voix qui montrait le contraire.
Ils montèrent silencieusement jusqu'à leur Maison.
Après plusieurs escaliers et rencontres de tableaux, ils arrivèrent enfin devant le portrait de la Grosse Dame.
- Mot de passe ? demanda-t-elle d'une voix chantonnante.
- Euh... commença Betty, en se retournant vers ses amies, le regard interrogateur.
- Merde ! s'exclama Sirius, de mauvaise humeur.
Il commença à faire les cent pas rageusement devant le tableau où Imogen le regardait d'un air réprobateur.
- Mais non, bêta. Remus le connaît, pas vrai ? demanda gentiment Betty.
- Euh... Non. Désolé, articula-t-il.
- Mais enfin ! Tu es Préfet, quand même ! s'exclama Tina qui avait envie de se coucher par terre et de dormir. Epuisée, qu'elle était.
- Non, en fait c'est un espion communiste du KGB ! T'as grillé sa couverture ! lança Sirius avec hargne, qui s'était arrêté de tourner en rond.
- T'as un problème? s'énerva Tina, qui amorça un pas pour s'approcher de Sirius.
- Certainement, fit-il d'un ton tranchant.
Il s'approcha de Tina, la dominant d'une tête, et paraissait furieux, sans raison valable, ce qui était plutôt mauvais signe.
- Sirius, calme-toi ! ordonna Remus plutôt fermement.
- Ooh, mais qu'est ce que j'ai fait pour tomber sur des filles pareilles ! bougonna Sirius, tournant violemment le dos à ses amis, et frappa rageusement sur un pan de mur, qui sursauta, semblant se réveiller.
- SIRIUS ! Arrête ! rugit James, qui n'avait pas dit un mot depuis le début de la dispute.
Sirius sembla sursauter à l'ordre de James.
- Je n'ai qu'une chose à dire : on en discutera une fois dans notre dortoir, Sirius, dit calmement James.
- Si on y arrive, répondit ce dernier, ironiquement, en soupirant et en haussant les épaules.

Betty, Tina et Lena se regardaient en même temps, avec un regard un peu gêné.
Le portrait s'ouvrit soudainement laissant passer deux amoureux.
Les Maraudeurs et les filles ne laissèrent pas passer cette chance. Ils se dirigèrent, vite, vers le pan de mur ouvert en se bousculant ainsi que le petit couple qu'ils avaient visiblement interrompus.

- Au fait, c'est quoi le mot de passe ? demanda Remus, en grimaçant.
- Chocogrenouilles, dit la fille, apparemment dérangée pour si peu.
- Ok, merci ! répondit-il en entrant.

- Chocogrenouilles, fit sarcastiquement Tina, une fois à l'intérieur de la Salle Commune, déjà vide à cette heure-ci. Il est tôt, pourtant. Dumbledore a vraiment de drôles de mots de passe.
- Je vais me coucher, annonça Peter en baillant. On a eu une journée plutôt chargée, aujourd'hui, n'est ce pas? fit-il en amorçant un pas pour monter vers son dortoir.
- Oui, répondit Lena. Allons-y. Bonne nuit, les garçons.
Elles se dirigèrent vers leur escalier, en baillant.
Une fois dedans, Tina explosa : « Ce stupide mec ! Si il me dit encore une seule chose déplacée, déplaisante ou ironique, je le transforme en Scroutt à Pétards ! Il m'énerve»
- Du calme, Tina, fit Lena en enfilant son pyjama, on en reparlera demain. Ok ? ...Betty ?
Elle s'était écroulée sur son lit.
- Hé ho ? fit Tina
- Je vous parle ! Qu'est ce qu'il s'est passé, avec Lily ? demanda-t-elle en roulant sur son lit, pour se relever et boire un peu.
- Je ne sais pas, répondit Tina, plus calmement, en se dirigeant vers la salle de bains.
- Tu sais, toi, Lena ? cria-t-elle depuis la pièce d'eau.
- Aucune idée. On l'interrogera là-dessus demain... si elle se réveille, fit-elle en grimaçant. Bon moi j'vais me coucher, continua-t-elle en arrêtant de ranger ses affaires dans une armoire. C'est peine perdue, ce que je fais... J'ai tellement de machins...
- Attends ! J'ai reçu une lettre ! s'exclama Betty qui empêcha Lena d'éteindre la lumière. Ah, ben c'est pour toi, dit-elle en la donnant à Lena et en se glissant dans les couvertures.

Lena prit sa lettre, l'ouvrit, la lut, et transmit les bons voeux et les excuses des garçons à ses amies.

A peine après avoir posé leur tête sur l'oreiller, les filles sombrèrent sans un sommeil profond, réparateur et agréable.
Chapitre 9 - Arrivés à destination

# Posté le samedi 18 février 2006 10:14

Modifié le samedi 23 décembre 2006 09:33

Chapitre 10 - Un nouveau mystère sur les bras

- Debout là dedans ! s'écria joyeusement Betty.
Elle ouvrit les rideaux, enleva les couvertures de ses amies à peine réveillées, et se dirigea vers les toilettes, en sautillant comme une gamine.
- Grmpf. Qu'est ce qui lui prend ? articula Tina, en remontant ses couvertures.
- J'sais pas. J'ai bien dormi, pas toi ? s'exclama Lena en s'étirant et en sautant de son lit, pour ouvrir la fenêtre. Mmmh, il va faire beau, aujourd'hui, dit-elle en regardant le ciel qui était pourtant gris.
- Toi qui détestes la Divination ! Tu fais dans la prédiction ? plaisanta Betty, revenue dans la chambre.
- Nan. J'regarde le ciel, c'est tout.
- Ouais. Et moi les feuilles de thé, se moqua Tina, qui était toujours d'humeur grincheuse le matin.
Elles se dépêchèrent de s'habiller, et descendirent les escaliers, pour trouver Remus qui visiblement, attendait ses amis.
Il leur sourit et engagea la conversation.

- Salut tout le monde ! s'exclama Sirius, en s'approchant du petit groupe.
Lena, Tina et Betty le regardaient d'un oeil soupçonneux..
- Quoi ? fit-il innocemment.
- Je pense que tu nous dois des excuses, commença Lena.
- Pour ton comportement d'hier, continua Betty.
- Digne d'un bousier, termina Tina. Et pire encore.
- J'allais le dire ! renchérit James.
- Désolé pour hier, grommela Sirius, en regardant Lena droit dans les yeux.
- Pardon ? J'ai mal entendu, dit Tina, les sourcils froncés.
- Je suis désolé pour hier ! C'est bon ? soupira Sirius.
- T'as oublié de dire que tu t'es comporté en parfait crétin et que tu ne recommencera plus ! menaça James, une lueur amusée dans le regard.
- Ouais, bon. Si on allait voir Lily ? fit-il, de mauvaise foi.
- Allons-y ! s'exclamèrent les filles en coeur.

- Ah, Remus ! Merci pour ta lettre ! dit Lena, en le regardant de biais, une fois dans le couloir.
- De rien, fit-il avec un grand sourire franc.
- Courrier du coeur ? fit Sirius, imbécile, en tirant une flèche imaginaire de son arc imaginaire. C'était sensé être Cupidon, expliqua-t-il au regard interrogateur de Betty.
- Non ! s'exclamèrent les deux intéressés.
- C'est juste qu'il tenait à s'excuser à ta place pour ton comportement d'hier ! expliqua Lena. Il savait sûrement que tu ne serais pas à la hauteur, ce matin. Eh! s'exclama-t-elle en esquivant un seau d'eau lancé par Peeves qui atterrit sur James.
- Ahahahahah ! Bande de petits crasseux répugnants ! se mit à caqueter Peeves. J'ai bien fait de te mouiller, Jamesie ! Tu sentais le chien crevé ! Et il partit d'un grand rire en faisant tomber toutes les armures du couloir sur son passage.
- Pfff, ce Peeves ! s'exclama James en se lançant un sort de séchage rapide sur ses vêtements. Quel réflexe, Lena ! Félicitations! fit-il, avec un grand sourire.
Elle sourit à son tour, puis dit : « Mais où est Peter ? »
- Il avait faim, expliqua Remus. Il est directement parti dans la Grande Salle.
- Ce type est un estomac sur pattes ! s'exclama Betty, prête à dire tout le mal qu'elle pensait de ce pauvre Peter.
- Stop ! les interrompit Tina. On est arrivés !
Elle frappa à la porte, n'obtenant pas de réponse, l'ouvrit et ce qu'elle découvrit lui laissa échapper une grande exclamation de joie.
- Qu'est ce qu'il y a ? demanda Sirius, en poussant la porte et en entrant. Oh !
Lily était là, couchée sur le lit. Elle était un peu pâle, mais son visage était souriant.
Elle sortit tant bien que mal de son lit, pour se relever, difficilement.
- Lily ! s'exclama Betty en s'accroupissant à côté d'elle et en lui prenant la main.
Mrs Pomfresh apparut, une fiole en main.
- Que faites-vous là ? s'exclama-t-elle en chuchotant, l'air furieuse.
- Nous étions passés pour voir si Lily allait mieux, Madame, expliqua Lena.
- Vous le voyez, non ? répondit-elle, en s'adoucissant.
Remus s'approcha du lit où Lily était assise, posa une main sur l'accoudoir, et demanda : « Qu'est ce qu'elle avait ? »
- Je ne sais pas, Mr Lupin. Je l'ai examinée, j'ai essayé plusieurs Potions pour le découvrir, mais rien n'y fait...
- Je ne suis pas mourante, en tous cas, plaisanta Lily, les cheveux emmêlés. C'est bon, en tous cas, je me sens mieux, affirma-t-elle à l'infirmière.
- Tenez, dit Mrs Pomfresh en lui donnant une potion. Je vais quand même vous garder en observation jusqu'à ce soir.
- Très bien, dit Lily.
- Allez prendre votre petit déjeuner ! s'exclama l'infirmière en les chassant de sa précieuse infirmerie. Il ne faut pas que vous dépérissiez ! fit-elle en les chassant de son royaume.

Attablés, Peter prit la parole : « Vous en faites des têtes ! Quelqu'un est mort ? » James, Betty et Tina le fusillèrent du regard : « Non, on vient juste de recevoir notre horaire ! » expliqua Sirius d'un air nauséeux. « On commence avec les Serpentard, en potion, le lundi matin !! Heureusement qu'on est mercredi, sinon je me serais flingué. Je déconne.»
- Lily est toujours à l'infirmerie, lui expliqua Lena, qui laissa échapper son verre, qui se brisa en mille morceaux. Aïe ! Je suis maladroite ! Bordel de merde ça fait mal !
Remus lança un Reparo ! et l'emmena à l'infirmerie.

Lena se laissa conduire. Remus était assez bizarre, à la réfléxion. Il n'était pas comme les autres Maraudeurs de la bande, il était assez lunatique, assez sérieux. Trop sérieux. Ses émotions changeaient brusquement. Il avait l'air si triste, par moments.
- Ca va ? demanda soudainement Lena, en regardant par les fenêtres.
Il fait beau ! J'avais raison ! et elle sourit toute seule à cette prédiction réalisée.
Il lui lança un regard interrogateur, et lui répondit : « Ca va. En temps normal, c'est moi qui devrais te poser la question ! Pourquoi tu souris ?»
- Je vais très bien. Comme quelqu'un qui est en train de se vider de son sang ! essaya-t-elle de plaisanter, avec un sourire qui se voyait forcé, regardant sa main qu'on aurait dit désarticulée. Pourquoi je souris ? Je pensais à un truc. Ce matin, j'avais parié qu'il ferait beau. T'as vu ? demanda-t-elle en lançant son autre main pour montrer la luminosité qui perçait par la fenêtre.
Il sourit, et son visage s'illumina.
« Tu ne vas pas en Divination, cette année ? »
- Non, j'aime pas trop. Je trouve ça trop nébuleux à mon goût. Je vais en Etudes de Runes, répondit Lena.
- Je sais. Moi aussi.
Après quelques minutes qui parurent à Lena une éternité, ils étaient enfin arrivés à destination.
- Mrs Pomfresh ? Lena s'est blessée ! s'écria Remus en voyant le lit de Lily vide et l'infirmerie déserte.
- Décidément, répondit l'infirmière, qui sortait de son bureau. Approchez, Mrs Dimitriadis.
Lena s'approcha de la jeune femme qui regarda la plaie pour ensuite lui appliquer un onguent cicatrisant.
- Ca va ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
- Oui, ça va.
- Vous viendriez me voir entre chaque cours. Votre blessure est assez profonde comme ça. Inutile de l'infecter encore plus.
Tandis que Lena la remercia et s'apprêtait à sortir de la pièce avec Remus, elle demanda : « Des nouvelles, pour Lily ? »
- Aucune, Miss. Le Directeur arrive dans une demi heure, pour le diagnostic. Dépêchez-vous ! Vous allez arriver en retard à votre premier cours ! sermonna l'aide soignante.
- Merci !
- Pas de quoi ! Allez ! les pressa-t-elle.

Une fois dans le couloir, Lena et Remus se mirent à courir vers le couloir qui menait à la Grande Salle. Une voix qui ressemblait étrangement à celle de Rusard résonna à leurs oreilles : « On ne court pas dans les couloirs ! »
Remus ralentit, ce qui permit à Lena de le suivre sans trop de difficultés.
- Ca va, ta main ? demanda-t-il, l'air soucieux.
- Plutôt. Ca me lance encore un peu.
Elle accéléra le rythme, dépassa Remus et s'élança dans le couloir. Ils arrivèrent à l'entrée, essoufflés, là où leurs amis les attendaient.
- Venez ! s'exclama Sirius ! On va être en retard en Défense contre les Forces du Mal !
- Lily va bien ? demanda James, d'un air neutre.
- Oui, mais Pomfresh ne sait toujours pas ce qu'elle a eu. J'imagine que c'est pour ça que Dumbledore va aller la voir, dit Remus.
Ils montèrent les escaliers, jusqu'au deuxième étage, pour se diriger vers la première porte à droite. Le professeur, Mrs Jones, était déjà là.
- Désolée, Professeur ! s'excusa Lena. Ils m'avaient accompagnée à l'infirmerie pour...
- Soigner sa main, la coupa Remus
Le Professeur dit, avec un hochement de tête : « C'est bon pour une fois. Qu'attendez vous ! Prenez place ! »
Les élèves prirent place, dans le fond.
S'ensuivit un long discours sur la matière qu'ils allaient étudier. Le programme s'annonçait plutôt intéressant.
- Cette année, nous n'allons pas faire de théorie. Juste de la pratique. Sortez vos baguettes ! s'exclama Mrs Jones.
Les élèves levèrent vers elles des mines réjouies. Enfin de la pratique !

En sortant du cours, les discussions allaient bon train. Lena disait à ses amies qu'elle avait la tête pleine de nouvelles formules qu'elle allait mettre en pratique dès ce soir.
- Fais attention, avec ta main, lui dit simplement Remus.
- Ah ! Merci de me l'avoir rappelé ! J'avais complètement oublié ! Ca ne me lance plus du tout, sourit-elle. C'est bête, hein. Au fait, vous avez quoi, maintenant ?
- On a potions. Une heure. Heureusement, sinon Sirius se serait flingué, ricana Betty.
- Attends, Lena, je viens avec toi à l'infirmerie ! dit James, tandis qu'elle se dirigeait dans la direction opposée.
- Si tu veux. On se retrouve en cours ! cria Lena tandis que les autres s'éloignaient.
Ils marchaient dans le couloir, en silence.
Lena n'avait jamais rien trouvé de particulier à James. Rien qui puisse la faire soupirer à longueur de journée, contrairement à toutes ces filles qui constituaient le fan-club des Maraudeurs. Sirius et James étaient aussi populaires que Remus. Mais lui n'avait pas l'air de s'en rendre compte...
James, interrompant le fil de ses pensées, sortit de son mutisme et lui demanda :
« Qu'est ce qu'il a Sirius, à ton avis ? »
Lena le regarda, étonnée.
- C'est à moi que tu demandes ça ? J'en sais rien, moi. C'est toi, son meilleur ami, pas moi.
- Je sais mais comme tu es une fille...
- Contente que tu l'aies remarqué. Et alors ?
- Les sentiments, tout ça...
- Tu dis ça comme si les garçons n'en éprouvaient pas. A moins que tu te considères comme une fille ? fit-elle en ricanant.
- Hein ? Je comprends pas où tu veux en venir!
- Laisse tomber. T'essayes de me faire croire que Sirius a une peine de coeur ? C'est ça ? s'exclama-t-elle en éclatant de rire.
- Ouais. Je sais, je sais, dit-il en voyant Lena avoir un fou rire incontrôlable, moi aussi ça me paraissait impossible, mais depuis la fois où on s'est croisés sur le Chemin de Traverse, il n'est plus pareil.
- Qui serait l'heureuse élue ? Enfin, malheureuse, je dirais.
- Je ne suis pas sûr. Je t'en parlerai une fois sur de moi.
- Si tu veux.
- Attends, dit-il. On y est.
Ils entrèrent, et entendirent quelque chose qui les empêchèrent de continuer.
- Cliniquement, Sandy est décédé, dit le Professeur Dumbledore.
- Mais pourtant, Sandy ne l'est pas, n'est ce pas, Professeur ? résonna la voix inquiète de Mrs Pomfresh
- Non, répondit le Directeur, laconiquement.
Les deux adolescents se regardèrent, glacés d'effroi. James prit le bras de Lena, et s'avança un peu.
- Aïe ! chuchota-t-elle.
- Pardon ! murmura-t-il.
Ils virent Dumbledore penché sur le corps inerte d'une personne aux cheveux blonds. Il disait des choses à voix basse.
- Oh, oh ! fit-il d'un ton victorieux, après quelques secondes qui parurent une éternité aux deux élèves. C'est la fin de son coma.
- C'est vrai ? s'exclama Mrs Pomfresh, visiblement soulagée.
- Oui, mais laissez donc ce pauvre enfant se reposer. Voyant l'air septique de l'infirmière, il expliqua : « Cet enfant a besoin de sommeil, après avoir été plongé dans le coma. »
- Qu'est ce que qu'il avait ? demanda précipitamment l'aide soignante, curieuse.
- Accueillons d'abord deux de nos élèves, dit Dumbledore, les yeux rieurs.
- Nous étions ici pour avoir des nouvelles de Lily, Professeur ! s'exclama Lena, en sortant de sa cachette, les joues brûlantes.
- Et pour soigner sa main, continua James, qui en sortait à son tour, l'air tranquille.
Dumbledore les regarda de son fameux regard insondable, puis leur dit : « Comme vous le savez sûrement, Lily va mieux. Elle se repose dans une chambre annexe. J'imagine que vous dire de ne parler à personne de ce que vous avez entendu n'est pas nécessaire, n'est ce pas ? fit-il en tirant le rideau qui entourait le lit de la présumée jeune fille, empêchant les jeunes gens de voir de qui il s'agissait. Sandy ? Sandy qui ?
- Pompom, je vous laisse vous occuper de Mrs Dimitriadis. Bonne journée ! »
Et il sortit rapidement de l'infirmerie, l'air songeur, laissant les deux jeunes gens perplexes.

Lena et James couraient vers leur classe de Potions (« Tu cours vite, toi ! s'exclama James). Heureusement que l'infirmière leur avait fait un mot qu'ils purent donner à leur Professeur, Mr O'Connor, sans perdre de points.
Une fois assis, l'air grave, ils racontèrent tout à leurs amis.
Chapitre 10 - Un nouveau mystère sur les bras

# Posté le vendredi 24 février 2006 14:00

Modifié le samedi 23 décembre 2006 06:21